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Music Mini Review : Various Artists- The Hunger Games 2 : Catching Fire OST (Mercury)

Music Mini Review : Various Artists- The Hunger Games 2 : Catching Fire OST (Mercury)

Note de l'auteur

Comme pour la franchise Twilight, la franchise Hunger Games dispose de bandes-son à la distribution dite stricte (NDR : vous l’avez, j’espère). C’est ainsi qu’aux côtés des compositions de James Newton Howard, qui rempile pour ce second volet, Catching Fire (L’Embrasement en VF), un gotha d’artistes de la scène pop-rock anglosaxonne a été réuni pour apporter des offrandes inédites. Et, osons le dire franchement : l’idée même de ce type de compilations est une espèce en voie de raréfaction dans le paysage des bandes originales. On a donc du mal à bouder son plaisir ou sa curiosité. D’autant plus qu’ici, la franchise a attiré de très grands noms : Coldplay, Sia, Christina Aguilera ou encore Lorde. Alors, tout ce raout donne quoi?

Réponse : quelque chose de très plaisant mais hétérogène. D’un côté, on a des compositions pop très FM, à savoir la contribution de Christina Aguilera (« We Remain », dont il ne reste plus grand-chose après écoute) ou d’Ellie Goulding. Ceux-ci restent très fidèles à l’univers du film, mais peu s’écartent de la perspective de Katniss en composition. Une ou deux exceptions méritent le détour, avec The Lumineers qui créé une balade folk acoustique pour le personnage de Gale (« Gale’s Song »). Le résultat? Un exercice de style ludique mais assez creux, avec la voix de Wesley Schultz restant trop distanciée et les paroles s’écartant assez peu des poncifs du genre (« I don’t wanna go/But it’s time to leave/And be o my mind and destiny »). De même, The National arrive à décevoir avec sa contribution, « Lean ».

Les coups d’éclat hissent cette compilation au-dessus de la mêlée. Commençons par « Capitol Letter », où Patti Smith réussit à faire passer la pilule d’une protest song dédiée aux gladiateurs du Capitole avec une conviction et un bagout dont elle a le secret. Ici, les paroles oublient le lisse et calibré pour se faire tranchantes, et c’est avec ce genre de titres que la BO arrive à sortir ses griffes. Ce qui nous amène au meilleur titre, à mon sens : la reprise de la vieille scie de Tears For Fears, « Everybody Wants To Rule The World », par la néozélandaise Lorde. Celle-ci défigure la chanson pour en faire une complainte menaçante et gutturale, sur fonds d’orages de caisses claires et de filtres vocaux sordides. De la même manière, le Canadien The Weeknd, seule dérogation r&b à la compilation, rend une très belle copie avec son « Devil May Cry », avec l’aide d’un Rick Rubin qui n’aura pas fait qu’être couché sur le fauteuil cette année.

Cet album estampillé Hunger Games reste une réussite sur le plan créatif, quels que soient les résultats du film de Francis Lawrence. Son avantage? Attirer les projecteurs du grand public et des fans de la franchise sur quelques artistes encore assez confidentiels (les Islandais de Of Monsters And Men, The Weeknd) tout en maintenant la barre haut pour ses titres-phares (évidemment, l’ « Atlas » de Coldplay).

NB : la version critiquée est celle de la version 12 titres disponible en CD. Néanmoins, mention honorable au titre groovy de Phantogram, « Lights », en écoute ci-dessous (titre 14). 

 

Play It : Lorde – « Everybody Wants To Rule The World », Patti Smith – « Capitol Letter »

Skip It : Ellie Goulding « Mirror », Christina Aguilera – « We Remain »

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