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N’ouvrez pas à n’importe qui ! (Critique Flash de The Complex, de Hideo Nakata)

N’ouvrez pas à n’importe qui ! (Critique Flash de The Complex, de Hideo Nakata)

Synopsis : Au Japon, la jeune Asuka est une étudiante en infirmerie douce et appliquée, mais qui étrangement vit toujours avec ses parents et son petit frère. Tout semble idyllique dans cette petite famille modèle… jusqu’à ce qu’elle décide de déménager dans un nouveau complexe.

Projeté en ouverture de ce 20e Festival du Film Fantastique de Gérardmer, The Complex est le 20e long métrage d’Hideo Nakata, grand maître du film d’horreur japonais. En effet, celui-ci a entre autres oeuvré sur The Ring et Dark Water (là je vous parle des versions originales, pas des remakes US bâclés) qui ont permis à bon nombre d’occidentaux de connaître enfin le style atypique des films de genre japonais.

Dans Kuroyuri Danchi (qui peut se traduire par « Complexe de couleur noir « … et oui, il fallait que je fasse ma maligne !), la jeune étudiante infirmière Asuka va être confrontée à des fantômes pas commodes qui vont mettre sa petite santé mentale à rude épreuve (et sa manucure ! brrrr).

Comme dans ses précédents films, Nakata part d’un histoire basique – une petite famille japonaise lambda – de personnages classiques (papa au boulot, maman à la cuisine, grande soeur protectrice et petit frère innocent) et d’un décors simple – une barre d’immeubles – pour glisser doucement dans l’horreur.

L’originalité du film vient de la façon dont le réalisateur nous mène par le bout du nez, nous conduisant parfois dans une direction, pour nous en faire radicalement changer en une scène. Un peu comme s’il nous prenait par la main dans un labyrinthe sombre et changeait régulièrement d’itinéraire de façon totalement imprévue !

On peut par contre déplorer quelques effets visuels un peu cheap et une certaine lenteur à démarrer, mais globalement The Complex est un bon film de fantômes à la sauce nippone, même s’il est clair qu’il n’arrive pas à la cheville de The Ring et Dark Water (qui, rappelons-le, avait gagné le Grand Prix de Gérardmer en 2003). Un bon choix pour une ouverture de festival, pour moi en tout cas puisqu’il m’a mis l’eau à la bouche ! A suivre donc…

The Complex, de Hideo Nakata, film en compétition (2013 – durée 1h46). Pas encore de date de sortie prévue en France…

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