On a lu… Atlantid (T. 1) de Hidenori Yamaji

On a lu… Atlantid (T. 1) de Hidenori Yamaji

Note de l'auteur

Atlantid-1web-270x405L’éditeur Kana, un peu en perte de vitesse durant l’année 2015, continue d’enrichir son catalogue, à la recherche de son nouveau hit. Alors que 2016 est l’année de ses 20 ans d’existence, la maison d’édition nous balance ce mois-ci son nouveau venu, Atlantid. Puisant dans le steampunk, un sous-genre finalement peu exploité dans le manga, le titre tire son épingle du jeu. Avec un rythme très soutenu dès le début, cette nouvelle série en trois tomes, commence sur les chapeaux de roues.

 

Londres et sa révolution industrielle, une époque pleine de mysticisme, terreau fertile pour des récits à l’imaginaire débridé. Sully est un jeune voyou des bas quartiers qui parcourt les rues à la recherche de nouveaux butins. Après avoir sauvé une jeune femme nommée Almendra, il lui dérobe un étrange anneau. Du moment où il le passe à son doigt, non seulement il ne peut plus l’enlever, mais en plus, en surgissent tout un tas de machines assez dingues. Il se retrouve embarqué avec ses compagnons d’infortune et Almendra dans un affrontement avec l’organisation secrète et esclavagiste, Judge Holder. Les ruelles sombres, les costumes, l’esthétique générale, le train à vapeur, tout y est pour nous emporter à la fin du 19ème siècle, dans le quartier de East End. Hidenori Yamaji, pour qui c’est la toute première série, laisse peu de temps mort dans ce premier tome, tout en n’omettant pas d’exposer les enjeux du récit. Compte tenu de la brièveté du titre, avec seulement trois tomes, le mangaka doit savoir où il va immédiatement, et ne pas perdre de temps. Ici, bien que le tome ne soit pas très épais, on en ressort plutôt rassasié. L’action, assez dense, porte le lecteur du début à la fin.

 

ImageUne_Trailer_AtlantidDans l’ensemble, les personnages répondent aux codes du shônen sans tomber dans la caricature. Sully arrive à endosser son rôle de héros/leader avec aisance, Almendra et son caractère bien trempé, rappelle Namy de One Piece, quant aux robots/marionnettes/bad guys de Judge Holder, ils sont un parfait défilé de tronches improbables. Hidenori Yamaji est fort convaincant dans son trait dans la lignée de Hiro Mashima (Fairy Tail) ou Eiichiro Oda (One Piece). Que ce soit en termes de chara-design ou au niveau des décors, le mangaka fait preuve de talent et maîtrise bien son sujet. Ses planches sont riches en cases, il ne perd pas le moindre espace et investit chacune de ses pages. Atlantid commence bien et ce premier tome se lit avec un vrai plaisir. Maintenant, comme souvent avec ce genre de format très court, on craint que l’histoire n’ait pas le temps de se développer. Trois tomes, ça va très vite, mais vraisemblablement l’auteur en a conscience. Espérons qu’il saura garder le rythme.

 

Atlantid (T. 1) de Hidenori Yamaji, aux éditions Kana

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