On a lu… Cagaster (T. 6) de Kachou Hashimoto

On a lu… Cagaster (T. 6) de Kachou Hashimoto

Note de l'auteur

9782344001820-GAvec son titre en six tomes, la mangaka est parvenu à s’imposer comme une valeur sûre du manga. Elle nous balance un titre bien plus adulte et sombre qu’il n’y paraît et conclut Cagaster dans le sang et les larmes. Quand l’homme perd son humanité, que lui reste t-il…?

 

Sorti lors de la dernière Japan Expo, le premier tome de Cagaster nous emmenait dans un futur plus ou moins proche, dans lequel l’humanité est en proie à une épidémie qui transforme les hommes et les femmes en insectes géants. Sur les ruines d’une civilisation anéantie, les survivants tentent de survivre, retranchés dans des zones non occupées par les grosses bébêtes. Celles-ci ont pris possession de certaines villes et les ont transformé en cages, des nids infestés dans lesquels il ne fait pas bon se promener. Illie, une jeune fille, est sauvé par Kidow, un exterminateur qui chasse le cafard géant. Mais Illie n’est pas qu’une jeune fille, elle est aussi le fruit de manipulations scientifiques qui font d’elle, la future reine des insectes.

 

Cagaster-manga-extrait-001Kachou Hashimoto apporte à chaque tome, un peu plus de profondeur et de maturité, transformant au fur et à mesure son shônen en seinen. Le choix de faire une série courte s’avère judicieux et payant. Trois ou quatre tomes, c’est souvent trop court, six, cela permet d’aller un peu plus loin, sans pour autant étirer le récit de manière superficielle. Du coup, Cagaster parvient à garder une qualité constante durant tout le récit jusqu’à un final assez classique mais maîtrisé. L’affrontement entre Kidow et Acht était inévitable, l’issue de l’invasion militaire sur E-05 également, bref pas de twist mais un final bien géré qui clôture ses différentes story-lines tout en restant ouvert.

 

En terme de graphisme, Kachou Hashimoto fait preuve d’un indéniable talent même si certaines des planches sont parfois un peu brouillonne en ce qui concerne les scènes d’action. L’ensemble reste cependant concluant. Le trait est vif, le découpage est dynamique, bref on se laisse parfaitement porté par un récit bien mené et un graphisme percutant. Cagaster a su évoluer et à s’imposer comme un titre indispensable. Bonne pioche!

 

Cagaster de Kachou Hashimoto chez Glénat

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