On a lu… Fate/Zero (T.1) de Shinjirô et Gen Urobuchi

On a lu… Fate/Zero (T.1) de Shinjirô et Gen Urobuchi

Note de l'auteur

fate-zero,-tome-1-362646-250-400Le manga est un formidable terrain de jeu pour ses auteurs, qui, du coup s’en donnent à cœur joie. Ce support permet les mélanges les plus audacieux ou invraisemblables. Le chanbara (genre de fiction centré sur les batailles de sabre) se teinte de science-fiction, les villes-fantômes du western sont peuplées de nécromanciens, bref tout est permis. Au menu du jour, Shinjirô et Gen Urobuchi vous proposent du shônen fantastique, des mages, de gros guns, Alexandre le Grand et Arthur, roi de Bretagne.

 

Fate/Zero est, à la base, un light novel (type de roman japonais destiné aux jeunes adultes) écrit par Gen Urobuchi et publié en 2006, avant de devenir un manga en 2010, puis un anime en 2012. Il aura donc fallu attendre quatre ans avant de voir le titre débarquer chez nous et c’est sous la bannière de Ototo qu’on le découvre. C’est notamment à cet éditeur que l’on doit les publications de Clannad et Spice and Wolf. Autre précision, Fate/Zero n’est autre que le prequel du jeu vidéo Fate/Stay Night sorti en 2004, qui fut lui-même simultanément adapté en manga et en anime. Voilà, les présentations sont faites en bonne et due forme, vous avez toutes les informations en main.

 

L’histoire prend place dix ans avant les événements du célèbre jeu, durant la Guerre Sainte pour conquérir le Saint Graal. Parmi trois familles, sept mages nommés par la coupe magique invoquent sept esprits légendaires pour se bastonner allègrement, à coups de pouvoirs mystiques. Bien que le pitch soit relativement simple, voire très classique, on se laisse facilement porté par le récit de ce premier tome. Pourtant, les premières pages sont confuses et l’introduction à l’univers manque de clarté. On nous balance des informations pour lesquelles il nous manque les tenants et aboutissants et à vrai dire, c’est plutôt surprenant comme entrée en matière. Heureusement, assez rapidement, les enjeux deviennent plus clairs et c’est à partir de là qu’on peut enfin apprécier le récit. On fait la connaissance de certains mages élus ainsi que les esprits qu’ils ont invoqués. L’idée la plus sympa pour le moment, c’est d’utiliser des figures mythiques de notre histoire tels qu’Arthur, le légendaire roi de Bretagne ou encore Alexandre le Grand. Assez rapidement, on se prend à essayer de deviner quels seront les cinq héros restants. Attila ? Hannibal ? Gengis Khan ? Jules César ? Les paris sont ouverts.

 

Bien que le titre prétende à quelque chose de sérieux avec de gros enjeux, les auteurs n’en oublient pas l’humour pour autant. Pas renversant mais ça a le mérite de faire sourire. Il semblerait, au premier abord, et comme le suggère la couverture du tome, qu’Arthur, qui pour l’occasion devient une femme, va être le personnage central et pourtant il apparaît relativement peu. On en saura certainement plus dès le second tome, de même qu’on est en mesure d’espérer un premier affrontement également. Côté dessin, c’est du shônen plutôt classique et passe-partout. Le trait est épais, le chara-design est assez inspiré à l’image du très massif personnage d’Alexandre, ce qui une fois de plus, donne très envie de voir les autres esprits. Ok, je me répète… Côté édition, Ototo fait du bon travail, l’impression est propre et il nous honore d’une petite couverture avec un léger relief du plus bel effet. Ça ne sert à rien mais ça fait plaisir ! See you pour le second tome qui, espérons-le, passera la seconde et finira de nous emballer.

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