On a lu… Fate/Zero (T.2) de Shinjirô et Gen Urobuchi

On a lu… Fate/Zero (T.2) de Shinjirô et Gen Urobuchi

Note de l'auteur

fate-zero,-tome-2-362647Le combat pour s’emparer du Saint Graal a vraiment commencé et les participants ne sont pas là pour enfiler des perles… À défaut d’une réelle avancée d’un point de vue de l’histoire, on a droit à une présentation générale des principaux protagonistes et clairement, il y a du lourd !

 

Reprenant exactement où le premier tome s’était terminé, ce second Fate/Zero fait la part belle aux affrontements en nous dévoilant tour à tour les différents adversaires qui seront amenés à battre. Ce second tome se lit d’un seul tenant car tout se passe sur une même et unique unité de temps. Alors que Arthur, roi de Bretagne (qui, je le rappelle, est une femme) croise le fer avec Diarmuid Ua Duibhne, le valeureux chevalier de Fianna, débarquent un à un les servants en quête du Calice sacré. Alexandre le Grand fait une arrivée fracassante, suivi de Gilgamesh, l’antique roi sumérien et tout ce petit monde est vite rejoint par le Berserker, dont on ignore pour le moment la réelle identité. C’est une drôle d’idée que de convier au sein d’un même récit tant de personnages mythologiques, issus d’univers si différents. Et pourtant on se prend assez vite au jeu. Chacun d’eux possède des traits de caractère assez distincts et leur rencontre devient le prétexte d’une joute verbale bien sentie. C’est à celui qui fera preuve de la plus grande arrogance envers les autres. Et clairement à ce petit jeu, c’est Alexandre le Grand qui remporte la palme. Avec son côté très premier degré, il est, à coup sûr avec son maître, la gageure comique du titre.

 

En revanche, on ne peut pas dire que ça avance énormément. Ça palabre à n’en plus finir et du coup, l’histoire fait un peu du sur-place. Les auteurs parviennent à apporter plus d’infos en background grâce aux scènes qui concernent l’Église. Elle est l’instigatrice de cette quête pour le Graal et tire les ficelles dans l’ombre. Pour le moment, son plan et son but réel restent assez abstraits mais attisent clairement la curiosité. Dans la seconde partie du tome, l’arrivée du Berserker, une montagne de muscles cachée sous une magnifique armure noire, relance l’action et nous permet de mieux appréhender la puissance des uns et des autres. Bien évidemment, on est loin d’avoir tout vu mais le teasing fonctionne parfaitement et nous laisse entrevoir de futurs affrontements qui à coup sûr auront de la gueule. D’autant que le dessin est très réussi et le chara-design fin et précis. Le trait est vif et bien mis en valeur par un découpage fluide et une mise en scène assez flamboyante. L’éditeur Ototo rend une excellente copie, tout est propre et de qualité.

 

En somme, un second tome très agréable à lire même si l’intrigue n’avance pas vraiment. Pour l’instant, la sauce prend plutôt bien et on en redemande. Mais dans le tome 3, on passe à la vitesse supérieure, OK, les gars?

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