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On a lu… Hamatora: The Comic (T. 3) de Yukinori Kitajima et Yûki Kodama

On a lu… Hamatora: The Comic (T. 3) de Yukinori Kitajima et Yûki Kodama

Note de l'auteur

Couv_268386Clap de fin pour l’agence de détectives Hamatora. Après trois tomes de bons et loyaux services, la série de l’éditeur Kurokawa tire sa révérence. Un dernier volet plutôt convaincant, et un titre revu à la hausse en fin de compte. Pas de grands bouleversements dans le merveilleux monde du shônen, mais ce final apporte une conclusion satisfaisante.

 

Nice, Murasaki et Hajime continuent leur investigation et se retrouvent face à une histoire de double meurtre impliquant l’Institut chargé de former les détenteurs de « Minimum », ce pouvoir que possèdent certains individus. Ils se retrouvent rapidement confrontés à Madarabato, un garçon un peu perturbé, lui aussi détenteur d’un « Minimum » qui annihile celui des autres. Un peu psychopathe sur les bords, ce dernier veut répandre du « Limitless », un produit en phase de test, sur la ville de Yokohama afin de décupler le pouvoir de chacun. Pour ceux qui n’en possèdent pas, ce sera la mort assurée. De l’action, du surnaturel, une pointe de fan-service, un peu d’humour et des personnages charismatiques (enfin pas tous), voilà la recette de Hamatora. Les ingrédients ne sont, certes, pas très novateurs et j’étais le premier à trouver l’ensemble sans grande saveur. Pourtant, à la lecture de ce dernier tome, on finit par y prendre goût.

 

hamatora2Ce qu’il est bon de savoir avant de commencer Hamatora en manga, c’est qu’il sert de prequel à l’anime intitulé sobrement Hamatora: The Animation, qui lui-même est suivi de Re:_Hamatora. Du coup, on comprend mieux l’espèce de frustration que l’on ressent à la fin du titre. Rassurez-vous, contrairement à d’autres séries (coucou Soloman et Evil Eater), ici on a droit à une vraie conclusion à l’histoire qu’on a entamé. Malgré tout, on sent bien que le titre de Katijima et Kodama n’est qu’une introduction à une plus vaste aventure. Quelques éléments, notamment l’Institut, les « Minimums » ou encore le « Limitless » restent assez nébuleux et méritent des approfondissements. Même constat en termes d’interactions entre personnages, la relation entre Nice et Murasaki étant tout juste effleurée. Bref, vous l’aurez compris, si vous vous limitez au manga, vous risquez de rester très légèrement sur votre faim.

 

Côté graphisme et mise en page, Yûki Kadama fait du très bon boulot. Le trait est vif et le chara-design est bien maîtrisé. Fort des expériences Blood Lad et Guren Five, deux autres titres sur lesquels il a travaillé, son dessin a pris de l’assurance et promet quelques planches qui, il faut le dire, ont de la gueule. Bien entendu, c’est Nice, le héros qui a droit au meilleur traitement avec certaines poses iconiques, typiques dans le shônen. Ces trois tomes de Hamatora sont finalement plaisants, à défaut d’être très originaux. L’éditeur Kurokawa continue d’éditer toujours plus de nouveaux titres et on ne va pas se plaindre, vu qu’il le fait plutôt bien.

 

Hamatora: The Comic de Yukinori Kitajima et Yûki Kodama, aux éditions Kurokawa

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