On a lu… Hell Hell (T. 1) de Jun Azuma

On a lu… Hell Hell (T. 1) de Jun Azuma

Note de l'auteur

Pour préparer sa succession au trône, Salomon, le roi des Enfers a créé 72 rejetons immortels voués à s’affronter jusqu’à la mort. Ki-oon dégaine un nouveau titre qui, une fois n’est pas coutume chez l’éditeur, est sans grande originalité…

 

Voilà un nouveau shônen made in Square Enix (Bamboo Blade, Doubt, Kingdom Heart…) en 5 tomes. On y suit Shin, le plus méprisé des fils de Salomon. Solitaire et distant, il fut recueilli dès sa plus tendre enfance au sein d’un foyer et tente de se fondre dans la masse, parmi les humains. Il est malgré lui entraîné dans un combat fratricide contre ses 71 frères, tous munis d’une arme démoniaque, seul objet pouvant les tuer entre eux. Voilà un pitch pas franchement original qui cache un titre dont on a déjà l’impression de tout connaître.

 

On a droit au collège et toutes ses histoires de collégiens, à l’anti-hero grognon, voir antipathique et à de la baston à tous les coins de rue, bref du shônen ultra-balisé et sans grande ambition. Non pas que ce premier tome soit désagréable à lire, la lecture est plutôt facile et sympa mais on ne peut s’empêcher de penser à une bonne cinquantaine de titres, ce qui le rend quelque peu anecdotique. Rien ne sort réellement du lot et on lit le titre sans grand intérêt. A l’heure où le marché est saturé avec toujours plus de publications, il devient difficile de trouver la perle rare. Hormis les mastodontes que sont Naruto, One Piece ou encore Bleach, les « next big hits » ne se bousculent pas au portillon…

 

En ce qui concerne le dessin de Jun Azuma, c’est sans éclat non plus. Le graphisme est simple, sans réelle envergure et le mangaka se contente du strict minimum concernant les arrières-plans qui parfois sont inexistants (Bleach a le même problème mais avec une qualité de dessin toute autre). En définitif, le premier tome de Hell Hell semble suivre une route toute tracée, celle du shônen lambda, à moins que le tome 2 arrive à nous surprendre. Mais rien n’est moins sur…

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