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On a lu… Jeux d’enfants (T.2) de Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura

On a lu… Jeux d’enfants (T.2) de Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura

Note de l'auteur

Couv_211718Après un premier tome plutôt moyen dont le principe de base tient sur un timbre poste, voilà que débarque la suite de Jeux d’enfants. Là, c’est carrément le malaise… Ce tome est… Comment dire ? C’est affligeant de connerie ! Oui, voilà c’est ça ! J’irai même plus loin, en faisant au passage un clin d’œil au Docteur No et je dirai que ce tome est un ramassis mongolo-horrifico-gore… Je vais faire court et concis et comme dans le titre, ça va gicler !

 
Moi, je ne suis pas contre le concept du teen-survival trashy et gratuit sur fond de jeux enfantins. Mais encore faut-il qu’il soit accompagné d’un scénario et de personnages charismatiques. D’autant que c’est une série courte en cinq tomes. Du coup, il ne faut pas trop traîner en chemin pour établir et mettre en place une histoire. Petit rappel des faits : un jeu de massacre grandeur nature, à l’échelle planétaire, s’est déroulé dans des lycées, sous forme de jeux de cours de récré. Des objets issus du folklore nippon (daruma, maneki-neko) débarquent dans les salles de classe, obligent les étudiants à jouer et le carnage peut commencer. Des milliers d’ados boutonneux se font violemment mettre en pièce et seuls les plus coriaces, rapides et «réfléchis», bref ceux qui en ont, survivent. Ah oui, j’allais oublier, pendant ce temps-là, des cubes géants from out of space foncent sur notre belle planète. Suspense…

 

 

PlancheA_211718Le second tome reprend exactement là où le premier s’était arrêté. Les infos tournent en boucle sur les récents événements, les survivants de l’hécatombe sont à l’hôpital et les flics mènent leur petite enquête et suspectent ces derniers. La convalescence va être de courte durée car les cubes cosmiques from out of space et les objets maléfiques japonais n’ont pas dit leur dernier mot. Au programme : des kokeshi (poupées en bois en forme de quilles), de la corde à sauter, des teenagers un peu cons et des litres d’hémoglobine. Pendant un tome entier, on suit Shun, héros du titre, qui fait de la corde à sauter pour tenter de sauver sa peau. Mais comme les autres sont trop des loosers, se font charcuter, et qu’il faut bosser en équipe pour espérer survivre, il galère un peu le pauvre Shun. D’autant qu’il est épris d’une jeune fille si inexistante que j’en ai oublié son nom. Du coup, il est doublement motivé le Shun. Mais son grand problème, véritablement, c’est qu’il est profondément insipide, certes plus intelligent que les abrutis qui l’entourent mais quand même insipide. Du coup, il pourrait se faire dépecer sous nos yeux, qu’on ne sourcillerait pas…

 

 

Le seul personnage qui suscite quelque peu l’intérêt, c’est Takeru, psychopathe totalement sadique et illuminé, qui prend son pied devant tant de violence et de tripailles. Non seulement c’est bien maigre comme compensation mais en plus, dans ce tome, il ne réapparaît qu’à la fin. Autant dire donc qu’au niveau personnages, c’est le vide interstellaire. En ce qui concerne les rubik’s cubes from out of space, on n’en sait pas plus, si ce n’est qu’ils ont atterri. Re-suspense… Mais sans rien dévoiler du final, le truc le plus what the fuck du tome, c’est sans conteste la présence über-improbable du Manneken pis ! Oui, oui, le Manneken pis, celui-là même qui se trouve à Bruxelles. Et le détail qui tue ici, c’est qu’il a un sexe télescopique. Rien de moins !!! On atteint les sommets du nawak (Dr No, cette critique est pour toi), et on se demande vraiment à quoi on va avoir droit dans le tome 3… Une tour Eiffel avec un rayon de la mort ? Une fontaine de Trévi dont l’eau aura été changée en acide sulfurique ? On est prêts à tout maintenant… Et le pire, c’est que le titre est tellement absurde et radicalement stupide qu’on a quand même envie de savoir où cette série Z va aller. On se donne donc rendez-vous dans deux mois environ pour retrouver notre groupe d’ados décérébrés…

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