On a lu… Kokkoku (T.02) de Seita Horio

On a lu… Kokkoku (T.02) de Seita Horio

Note de l'auteur

245012_cToujours aussi énigmatique, le nouveau titre fantastique du catalogue de Glénat, avance masqué. Seita Horio dévoile peu à peu le passé de ses personnages mais entretient les mystères entourant la secte Amour Véritable, la pierre qui permet de figer le temps et le Régent sont toujours aussi impénétrables. Bienvenus dans le monde figé.

 

La famille de Juri s’est faite piégée par un groupe d’individus assez louche et tous se retrouvent prisonniers du monde figé. Grâce au pouvoir d’une mystérieuse pierre, le temps s’est arrêté et dans ce monde où plus rien ne bouge, Juri et son grand-père tente de porter secours au reste de leur famille, otage de la secte Amour Véritable, dont le but semble être de détruire le Régent, une gigantesque entité qui apparaît sans prévenir et empêche quiconque de provoquer la mort d’un immobile. Dans ce jeu du chat et de la souris, grandeur nature, les réelles intentions de chacun semblent encore quelque peu obscures et c’est au lecteur d’essayer de mettre en place les pièces du puzzle.

 

Alors que la jeune Juri s’est fait attraper par les hommes de main de la secte, elle tente tant bien que mal de se sortir de la situation. Plaquée au sol et violentée, elle est carrément mal barrée jusqu’au moment où, sans vraiment savoir comment ça fonctionne, elle parvient à faire sortir le Sereno du corps de ses assaillants. Qu’est-ce que le Sereno ? Une étrange entité semblable à une méduse, qui permet à ceux et celles qui le possèdent, de pouvoir se mouvoir dans le monde figé. Sans le Sereno, les personnes deviennent alors instantanément statiques. La jeune femme réussit à s’échapper en embarquant la pierre avec elle et retrouve son grand-père qui semble en savoir plus qu’il ne le croit. Pendant ce temps-là, Makoto, le plus jeune de la fratrie, qui jusqu’ici était lui aussi figé, retrouve sa mobilité grâce au Sereno d’un de ses ravisseurs, tué par le Régent. La chasse à l’homme continue…

 

kokkoku_1_centreKokkoku abat ses cartes au compte-gouttes et ménage son suspens, quitte à perdre un peu ses lecteurs. On a toujours un peu de mal à cerner les intentions de la secte Amour Véritable, qui reproche à la famille de Juri de ne pas utiliser la pierre magique à bon escient et de ne pas respecter « la mission et le principe de thaumaturges ». Si on s’en tient à la définition de base de la thaumaturgie, il s’agit d’une pratique rituelle de guérison miraculeuse pratiquée par certains hommes de l’église catholique à l’époque de l’Europe médiévale. Autrement dit, pour le moment, tout cela reste très obscur et seuls les tomes à venir pourront nous en apprendre plus.

 

Le mangaka met en avant le passé qui lie Juri à Shoko, l’une des personnes en charge de la secte. On découvre notamment comment cette dernière a perdu sa famille alors qu’elle n’était qu’une enfant, lorsqu’elle s’est retrouvée pour la première fois dans le monde figé. Sa première rencontre avec Juri semble être l’une des clés d’un récit décidément bien tortueux. Ce second tome se lit donc avec plaisir même si on avance un peu à l’aveuglette et que pour le moment, on se pose plus de question que l’on a de réponses. Le dessin, toujours aussi froid et austère, colle parfaitement à l’ambiance du titre et renforce l’atmosphère déjà pesante. On sera au rendez-vous pour le troisième tome qui, on l’espère, nous en dévoilera plus sur les tenants et aboutissants de ce récit plein de promesses.

 

Kokkoku (T.02) de Seita Horio aux éditions Glénat

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