On a lu… Love in the Hell (T. 2) de Reiji Suzumaru

On a lu… Love in the Hell (T. 2) de Reiji Suzumaru

Note de l'auteur

601 LOVE IN THE HELL T02[MAN].inddLes tribulations de Rintaro en enfer, continuent dans un second tome toujours aussi délicieusement tordu et trashy. Loin du politiquement correcte, Reiji Suzumaru nous convie à une lecture païenne dans laquelle l’enfer prend toute sa dimension. Le wawak outrancier est roi et on s’éclate franchement à voir ce pauvre hère se faire torturer de la sorte.

 

Rintaro accepte petit à petit sa condition de damné, voué à subir les pires tortures pour expier ses péchés. Enfin, il pense pouvoir en éviter un maximum en gagnant sa vie chez Amazombie ou dans des combats clandestins. Mais il va vite apprendre qu’en enfer, tout le système est pensé pour forcer les damnés à « purger leur peine ». Quoiqu’il fasse, il devra en passer par la souffrance. La seconde partie du tome se concentre sur la relation entre un démon et son esclave. Il est de coutume, lorsque l’humain veut montrer sa soumission à son maître, qu’il s’écorche afin de lui offrir sa peau qui est alors transformée en cuir pour fabriquer des vêtements.

Alors, non, très clairement, l’interdiction aux moins de 16 ans n’est pas excessive, au vu de certaines scènes ultra-graphiques qui viennent méchamment s’imprimer dans la rétine. Love in the Hell fait se croiser graphisme kawaii, fan-service à go-go, violence sans filtre et humour potache. Une recette pas franchement nouvelle dans le manga mais qui, ici, est exécutée avec beaucoup d’application.

 

C’est bête, régressif et délectable de suivre ce personnage un peu attardé et pervers, dans ce monde où tout n’est que sang et stupre. Peu à peu, l’auteur dévoile son univers, ses règles, ses us et coutumes et il ne se refuse pas grand-chose. Démembrements, décapitations, concassages de crânes, viols et écorchements, c’est la foire à la saucisse et à la tripaille. Mais là où certains titres sombreraient dans un trip malsain, Love in the Hell désamorce constamment l’aspect trash par un humour toujours bien dosé et qui, la plupart du temps, fait mouche. Niveau dessin, on reste dans le standard. C’est kawaii, le trait est clair et met en valeur les formes avantageuses des démones. Un second tome qui se lit rapidement et avec un plaisir presque coupable. Personnellement, je ne parlerais pas encore d’amour mais Love in the Hell suscite chez moi, une forte attirance. Pourvu que ça dure !

 

Love in the Hell de Reiji Suzumaru, aux éditions Glénat

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