On a lu… Lucika Lucika (T. 2) de Yoshitoshi ABe

On a lu… Lucika Lucika (T. 2) de Yoshitoshi ABe

Note de l'auteur

Ce second tome est dans la droite lignée du premier et se lit avec beaucoup de plaisir et de simplicité, pour peu qu’on ait gardé un regard plein de candeur. Laissez parler l’enfant qui est en vous !

 

Lucika est une jeune fille curieuse de tout, qui possède une imagination débordante. Elle appréhende et découvre le monde avec ses yeux de petite fille et s’invente des scénarios tous plus délirants les uns que les autres. Chaque découverte entraîne des interrogations et devient, pour ainsi dire, une aventure. Cette fois-ci, mention spéciale à deux scènes : l’une où Lucika s’interroge sur la nature d’un rouleau de papier toilette et l’autre dans laquelle une pastèque devient un œuf de zèbre. Génialement surréaliste !

 

Afin de renforcer l’aspect naïf et enfantin, Yoshitoshi ABe, qui, rappelons-le, est habitué aux œuvres plus sombres (Serial Experiment Lain), appose un trait fin et faussement maladroit. Je l’ai déjà dit lors de ma première critique mais il est à noter que le titre est totalement édité en couleur, de la première à la dernière page. Les tons pastels et le style graphique sont en totale adéquation avec le propos du manga comme si le fond et la forme se répondaient, renforçant vraiment l’intérêt de l’album. C’est un vrai plaisir de se laisser porter par ces planches pleines d’onirisme et d’idées loufoques.

 

Dans le premier tome, Lucika évoluait essentiellement seule ; dans le second, sa famille prend une place plus importante. L’interaction entre les personnages amène d’autant plus de relief aux saynètes. Une complicité s’installe entre elle et ses frères et sœurs, faisant la part belle à l’humour. Mais la scène qui a retenu mon attention est celle où l’on découvre le père de famille. Avec une justesse et une simplicité désarmante, le mangaka amène une dose d’émotion à travers un instantané de vie très kawaii (mignon).

 

Un manga qui avance donc hors des sentiers battus, loin de la surenchère de beaucoup d’autres titres. L’éditeur Ki-oon a décidément du flair pour dégoter des perles rares. Ce second tome confirme tout le bien que je pense de Lucika Lucika, même si, je l’avoue, j’attends de voir comment évoluera la série. Car il faut bien le reconnaître : si, jusqu’ici le concept marche, il va devoir évoluer et continuer à prendre de l’épaisseur afin de ne pas lasser le lecteur sur le long terme.

Lucika Lucika (tome 2), de Yoshitoshi Abe. Editions Ki-oon. 128 pages. Prix de vente conseillé : 9,65 €.

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