On a lu… Lucika Lucika – Tome 1 (de Yoshitoshi ABe)

On a lu… Lucika Lucika – Tome 1 (de Yoshitoshi ABe)

Note de l'auteur

Décidément les éditions Ki-oon (Witch Hunter, Übel Blatt, Warlord…) n’arrêtent plus de collectionner les bons titres et leur nouvelle acquisition ne fait que confirmer la tendance.

 

Sorti il y a quelques jours, Lucika Lucika est l’œuvre du grand Yoshitoshi ABe, dont je vous faisais le portrait cet été. Il compte à son actif des séries animées de haut-vol telles que Serial Experiment Lain ou NieA 7. C’est donc l’opportunité de pouvoir lire un manga entièrement composé par lui et en couleurs, s’il vous plaît ! Lucika est une petite fille curieuse et à l’imagination débordante qui découvre le monde à travers ses yeux d’enfant et s’invente des histoires délirantes et tendres. Le titre est découpé en courts chapitres de quelques pages, indépendants les uns des autres et on se laisse porter par ces instantanés de la vie de tout les jours. On appréhende les choses via le regard de Lucika et on retombe instantanément en enfance.

 

 

L’album se révèle plein de fraîcheur, de naïveté et de poésie. Et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on se laisse porter dans l’imaginaire de cette gamine tout en candeur. Que se soit face à un bol de soupe qui se transforme en invasion de nouilles chinoises ou à un cours de maths qui devient l’attaque du signe «+», on peut difficilement résister devant le grain de folie de cette petite fille. Le mangaka a su saisir les petites subtilités qui composent l’esprit d’un jeune enfant. Parfois colérique, souvent têtue, Lucika est toujours émerveillée, s’interroge sur ce qui l’entoure, fantasme des réponses quelque peu loufoques et toujours plus fantaisistes et déforme la réalité au gré de son imagination.

 

 

Je vous disais plus haut que le titre était édité en couleurs et c’est une énorme qualité. L’auteur troque ici ces tonalités plutôt sombres pour des teintes plus chatoyantes. Le dessin de Yoshitoshi ABe est toujours aussi remarquable et juste. Le trait est fin et tout en étant minimaliste et très kawaï (mignon), le graphisme exprime toute une gamme d’émotions. C’est beau, très beau même et le dessinateur n’a rien perdu de sa maîtrise. Avec Lucika Lucika, il renoue avec la tendresse de ses premières œuvres.

 

 

Un grand merci aux éditions Ki-oon, donc. Toujours à l’affût de titres intéressants, elles trouvent avec Lucika Lucika, une petite perle aussi légère qu’une bulle de savon, bien que pas si facile d’accès. Tout le monde n’adhérera pas forcément mais je peux vous dire qu’ici, on attend le second tome de pied ferme.

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