On a lu… Soloman (T. 2) de Sakakibara Sôsô

On a lu… Soloman (T. 2) de Sakakibara Sôsô

Note de l'auteur

On a lu...Les tribulations de Ryô, seul survivant sur Terre, continuent avec ce second et dernier tome. De la baston, un peu de sang, une pseudo-réflexion sur la solitude et malheureusement pas de fin, voilà ce qui vous attend dans le second opus de Soloman. Comme on pouvait s’y attendre, le titre ne parvient pas à convaincre complètement en seulement deux tomes.

 

Alors qu’il voulait devenir un héros, Ryô se retrouve seul avec personne à protéger à part lui-même. Jusqu’au moment où il rencontre Nino, une jeune fille artificielle créée par la race extra-terrestre qui a envahi la planète et anéanti l’humanité. Il trouve enfin un but, une vie, aussi artificielle soit-elle, à secourir. Acceptant pleinement son pouvoir d’accueillir des âmes en lui, il devient alors une machine de guerre indestructible, et pourtant, il s’en prend plein la gueule le pauvre Ryô. Après s’être fait criblé de balles et transpercé la nuque par une grosse tige en métal, le bougre ne cesse de se relever encore et encore. On survole un peu la lecture sans vraiment se sentir impliqué dans le récit. Pourtant, Sôsô fait preuve d’idées en termes de mise en page, son atmosphère entre SF/survival et horreur fonctionne et son découpage est fluide. L’évolution de Ryô n’est pas inintéressante et le voir s’accrocher à la vie, alors même qu’il n’a plus rien à défendre, a quelque chose de presque touchant. Malheureusement, cela ne suffit pas et Soloman ne parvient pas à réellement décoller.

 

soloman_1_centreLa faute à une histoire trop courte qui n’a pas le temps de se développer. À ce titre, la fin de ce tome est assez surprenante puisqu’elle ouvre sur un récit plus vaste. Au moment où l’histoire peut enfin se développer, voire même commencer, on est à quatre pages de la fin. Ces deux premiers tomes ne se suffisent pas à eux-mêmes et qui plus est, font office d’introduction pour une histoire qu’on ne lira probablement jamais. Alors que l’on reproche à de nombreux titres de s’éterniser et de multiplier les tomes, ici, c’est tout le contraire. Soloman, même s’il bénéficie d’une ambiance sympa et de quelques bonnes idées de mise en page, se lit aussi vite qu’il s’oublie. Pas foncièrement mauvais mais sans grande valeur ajoutée à un récit quelque peu précipité. On pouvait s’y attendre…

 

Soloman de Sakakibara Sôsô, aux éditions Doki Doki

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