On a lu… Witchcraft Works (T. 1) de Ryû Mizunagi

On a lu… Witchcraft Works (T. 1) de Ryû Mizunagi

Note de l'auteur

Bienveillante ou carrément maléfique, la figure légendaire et emblématique de la sorcière a été utilisée à maintes reprises dans la BD asiatique. Pour le manga, on repense à Witch Hunter Robin, Soul Eater, Les Chroniques de la Guerre de Lodoss ou X-1999 et pour le manhwa (chez nos amis sud-coréens) on peut citer Witch Hunter. Que vaut la version 2014 de ce personnage, ô combien, symbolique ?

 

Takamiya Honoka, un jeune étudiant déprimé (qui a dit insipide ?), s’ennuie dans une vie formatée mais (mal)heureusement pour lui, elle va basculer… Suspense… Il se fait attaquer par une jeune fille aux oreilles de chat mais avant qu’il n’ait le temps de dire « ouf ! », il se retrouve sain et sauf dans les bras de Kagari Ayaka, une magnifique sorcière, qui n’est autre que sa collègue de classe. Plutôt pratique ! En toute honnêteté, ce premier tome de Witchcraft Works (édité chez Kana) est une semi-déception. Non pas que je m’attendais à un hit shônen mais l’idée d’inverser les rôles dans le récit me semblait, a priori, relativement fun. D’autant que les coups de crayon de Mizunagi sont très fins et précis et que le design général est maîtrisé à défaut d’être innovant.

 

Oui mais voilà, tout dans ce tome semble artificiel. L’intrigue parait cousue de fil blanc et la relation entre les deux protagonistes principaux est carrément fade. Takamiya se retrouve entraîné malgré lui dans une guerre entre deux groupes de sorcières mais il ne se pose pas plus de questions que ça. De son côté, Kagari ne s’embarrasse pas d’explications et nous donne un platonique : « Je t’expliquerai tout plus tard…». Que l’auteur en garde sous le coude et ne balance pas tout dès les premier tome paraît logique. Toutefois, la passivité du personnage principal agace fortement et le voir traverser les épreuves sans broncher ne donne pas franchement envie de s’intéresser à lui. Quant à la sorcière chargée de sa protection, elle est placide, voire chiante. Alors oui, elle a l’air balèze avec son pouvoir de feu, mais elle semble quand même chiante…

 

L’idée d’inverser les rôles du jeune héros et de la jeune fille en détresse est sympa mais reste finalement anecdotique. Mais c’est drôle au moins, me direz-vous !? Eh bien, désolé de vous décevoir, mais là encore, c’est raté. En dehors d’un ou deux gags, dont un assez graveleux mais efficace, le titre manque d’humour. En définitif, ce premier tome de Witchcraft Works manque un peu de tout. L’ensemble est un peu trop sage et le titre aura bien besoin d’un grain de folie, d’imagination et d’inventivité pour réussir à nous passionner. Mais afin de terminer cette critique sur une note positive, je tiens à dire que je me laisserai tout de même tenter par le tome 2, ne serait-ce que pour le graphisme.

See you soon !

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