On a vu… Dragon Ball Z – Battle of Gods (de Masahiro Hosoda)

On a vu… Dragon Ball Z – Battle of Gods (de Masahiro Hosoda)

Note de l'auteur

Dire que j’attendais de voir ce film relève du doux euphémisme. Ayant grandi avec l’œuvre d’Akira Toriyama, voir débarquer un tout nouveau long-métrage avec des graphismes tout beaux, tout neufs, était inespéré. Partagé entre excitation et crainte, je me suis lancé, j’ai espéré et j’ai totalement déchanté… Décryptage.

 

Revoir Goku, Végéta & compagnie est toujours un plaisir, d’autant que cette fois, les retrouvailles sont en HD et en IMAX. On nous annonçait un retour en grâce avec une baston dantesque et une transformation Sayan inédite et ultime: le mode Super Sayan God ! C’était la bave aux lèvres qu’on découvrait au compte-gouttes les quelques images du film. Bref, tout semblait réuni pour qu’on s’en prenne plein la gueule.

 

Quand on matte un film tiré d’une franchise de ce type (DBZ, Naruto, Bleach…), il ne faut pas être trop regardant sur le scénario. Dans le cas de DBZ, c’est à coup sûr un bad guy qui vient détruire la planète ou alors un mec qui veut se venger. Au menu de ce nouveau film se situant dans la continuité de la série (après l’arc Buu) : Bills, le dieu de la Destruction, un chat égyptien violet (what the f*** !?), se réveille d’une longue sieste de quelques années avec une seule idée en tête. Il veut trouver le Sayan God (dont personne n’a jamais entendu parler) et se friter avec lui… Il part donc à sa recherche et finit par débarquer sur Terre, en plein milieu de la fête d’anniversaire de Bulma. Là, on se dit que ça va se taper méchamment sur la gueule, que ça va se coller des patates à se déboîter la mâchoire. À défaut d’un scénario, on veut du fight ! Désolé, mais passez votre chemin…

 

On a droit à environ 20 minutes de baston sur 1h25 de film et très franchement ça casse ni des briques, ni des pattes à un canard, ni rien d’autre. La première confrontation entre le matou violet et Goku en mode Sayan 3 (avec les cheveux longs, donc) dure 1 minute, l’affrontement face à un Végéta ridicule (mais pourquoiiii?) est expédié en 4 minutes et le combat final n’excède donc pas le quart d’heure. Du coup, pendant l’heure et quart restante, on a droit à de l’humour de bas étage, à des mecs qui bouffent des sushis et à un défilé de personnages (de Pilaf à Kaïo en passant par Shenron) uniquement là pour le fan-service. Toute la clique de Yamcha, Krilin, Piccolo et cie est reléguée à de la simple figuration, n’ayant pas une ligne de dialogue.

 

Quand à l’ultime transformation de Goku en God, elle sort de nulle part. Il suffit simplement que 5 Sayans se donnent gentiment la main en rond et BOOM, Goku se retrouve avec les cheveux roses… Totale déception! Un petit mot sur le final qui malgré une facilité déconcertante, arrive à surprendre tant il diffère de tout ce qu’on a pu voir dans les autres longs-métrages, avec un gros point d’interrogation concernant les 12 univers évoqués (on se croirait chez DC…). Bref, c’est édifiant d’ennui et de nullité et ça fait vraiment mal par où ça passe.

J’aime DBZ de tout mon cœur mais force est de constater que ce film n’est pas du tout à la hauteur des attentes. On lui préférera les OAV Story of Trunks ou Baddack contre Freezer. À bon entendeur…

 

Pas encore de date prévue pour une sortie française.

2013. Japon. 85 minutes. Réalisé par Masahiro Hosoda. 

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