On a vu… que 30 Rock et Fringe veulent partir en beauté

On a vu… que 30 Rock et Fringe veulent partir en beauté

Jenna Maroney. Actrice. Chanteuse. Femme la plus importante des Etats-Unis.

Un dernier baroud d’honneur. Voilà le luxe infini dont disposent les deux séries dont on va parler aujourd’hui : Fringe et 30 Rock.

A l’heure où d’autres de leurs congénères se font annuler en plein milieu de production, 30 Rock et Fringe connaissent leur date de fin. Deux séries appréciées par leurs networks respectifs. La première, certainement pour une question d’image, la seconde, pour sa fanbase active. Pas vraiment pour leurs audiences…

7 ème et ultime saison pour 30 Rock. La joke-machine calibrée de main de maître par Tina Fey a toujours été une oeuvre à la qualité sinusoïdale. Souvent d’une drôlerie infinie, parfois sans intérêt (ah, saison 4…), la série, qui ne fonctionne que lorsque ses gags sont à la hauteur a connu des hauts et des bas. La saison 6 était un opus largement positif. Entre le double-épisode d’ouverture et l’épisode-live, elle a même eu droit à des moments de bravoure bien négociés (« Banjo! » Les initiés comprendront).

[SPOILER LEGER] La saison 7 commence sur les chapeaux de roues. Bien décidés à finir en beauté, les auteurs y vont franchement, tapant encore plus sur NBC qu’à l’accoutumée (le but de Jack, afin de se débarrasser de Kabletown, le propriétaire de la chaîne, a décidé de la couler et d’enchaîner les mauvais choix), se servant de l’élection présidentielle comme arche narrative (Jack et Liz se rendent compte que le président des Etats-Unis sera choisi par un groupe de branleurs floridiens qui ont pour idole… Jenna Maroney).

Et les gags s’enchaînent à une vitesse incroyable. 30 Rock a décidé de ne pas finir en accumulant les guests et en nous servant une saison-musée, mais bien en donnant lieu à sa meilleure saison. Peut-être que la fin viendra contredire cette impression, mais ce début est absolument remarquable et rien que pour ça, on regrettera l’absence de cette série l’année prochaine, peut-être encore plus que prévu.

 

Peter, Astrid et mini-Olivia devant de l’Ambre.

Pour Fringe, c’est un peu différent. La série a connu son pic de qualité en saisons 2 et 3, servant une histoire cohérente et émotionnellement captivante. La saison 4 était en beaucoup de points catastrophiques (hormis quelques loners efficaces). Entre son final, qui vient effacer tout un développement d’un claquement de doigt, et le choix de la série de sauter 20 années de vie pour raconter tout autre chose, on a senti comme un désaveu complet, une volonté de mettre cette saison 4 le plus loin possible, dans les oubliettes.

Plus qu’un épilogue à une histoire complexe, Fringe saison 5 prend quelques éléments de sa mythologie (l’ambre, les observateurs) et raconte quelque chose de très différent, une histoire d’occupation. Récit de tradition bien française avec la résistance, les collabos, et les vilains nazis sans humanité. Cette piste qui déroute n’en est pas moins remarquable.

En bouleversant complètement son train-train et en se réinventant à 13 épisodes du terme, Fringe nous offre un sprint de fin de récit qui, s’il persiste à être de qualité, pourra être comparé à ce qu’avait fait Russel T. Davies avec Torchwood : Children of Earth, une mini-série de qualité qui prend racine dans une série établie.

Une démarche qui fait aussi un peu regretter la fin de Fringe, mais plus sur ce qu’aurait pu être la saison 4 si plus de risques avaient été pris, que sur l’éventualité d’une saison 6, qui aurait peut-être été de trop.

On a vu reviendra… dans quinze jours !

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