On a vu… que c’était l’heure du « bilan en carton »

On a vu… que c’était l’heure du « bilan en carton »

« Dracula », avec Jonathan Rhys-Meyers.

Souvenez-vous : en septembre, un courageux sériephile quoiqu’un peu inconscient (c’est moi) décidait de regarder les nouvelles séries de network qui étaient a priori les moins sexy. Son leitmotiv : au moins, là, impossible d’être déçu. Voici son histoire. Tchunk-Tchunk.

« C’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses », dit un dicton populaire. C’est plutôt vrai. Mais en fait, quand la foire fait la pause, on peut déjà faire le point.

D’une certaine façon, en choisissant les séries les moins excitantes de la rentrée, j’ai bien reçu ce que j’avais commandé. En quête d’un succès surprise façon The Neighbors, je n’ai pas trouvé l’équivalent en 2013. Pire : j’ai snobé Sleepy Hollow et contre toute attente, il semble que ce soit bien moins catastrophique que je ne le pensais. Damnation.

Soucieux de voir le verre à moitié plein, je dois cependant reconnaître que cette expérience a fait de moins un sériephile plus fort. J’ai arrêté très vite plusieurs séries. Oui, oui : moi qui ai regardé toute la saison 1 de Revolution ; moi qui continue Chicago Fire en se demandant pourquoi, à chaque épisode moisi (et il y en a eu quelques-uns en ce début de saison 2). J’apprends à dire non.

Vous vous en fichez sans doute, mais j’en suis très fier.

The Millers (avec un joli sapin).

Bon, maintenant, il faut reconnaître que j’ai encore un peu du boulot à ce sujet. Parce que je continue certaines séries avec une certaine circonspection.

Allez, petite revue de détail, en partant des séries arrêtées très vite jusqu’aux autres.

Dracula (1 épisode) : J’ai regardé le pilote sans passion. Ça ne m’a pas du tout emballé. J’ai même trouvé ça très vain. Personne n’a hurlé au chef d’œuvre boudé injustement, j’ai lâché. Bye bye, Jonathan Rhys-Meyers.

Mob City (1 épisode) : pareil, le pilote et c’est tout. C’est très beau, assez froid. Et juste à la fin de l’épisode 1, Mandela est mort. Du coup, je me sens fautif et je n’ose pas y retourner.

We are Men (2 épisodes) : là, je n’ai pas choisi. C’est CBS qui l’a arrêté pour moi. L’épisode 2 était moins mauvais que le pilote. Mais c’est aussi oubliable qu’oublié.

Dads (2 épisodes et 2 minutes) : ma grande fierté. Ni plus ni moins. Parce que si on se fie à la volonté de Kevin Reily, président de la Fox, à défendre le projet, on peut se dire qu’il y a un truc à voir dans cette série. Je n’ai pas eu le courage de chercher : je pense que Kevin fait une crise d’ego, en vérité.

The Millers (3 épisodes) : un pilote moins mauvais que prévu, un épisode 2 plus mauvais qu’attendu, un troisième vraiment pas bon… Personnellement, j’avais envie de regarder une série, pas de descendre un escalier. Désolé, Greg Garcia, mais tu iras à la cave tout seul.

Ben oui, les gars : Guys with Kids, c’était plus sympa…

Ground Floor (3 épisodes) : je n’ai pas grand chose à dire de la comédie de Bill Lawrence sur TBS. En tout cas, rien de plus que ce que je n’ai déjà dit dans la présentation de la série. C’est bien là tout le problème.

Sean Saves The World (9 épisodes, série personnelle en cours) : l’exemple typique de ma faiblesse. Je devrais arrêter, je ris rarement et rien ne colle réellement dans cette comédie. Les personnages qui me plaisaient à l’origine me fatiguent un peu (Max en tête). Tout ça, c’est sans doute la faute à mon attachement pour Sean Hayes. Mais vous voulez la vérité ? Entre la saison 1 de Sean Saves The World et une saison 2 de Guys with Kids, j’aurais largement préféré l’option numéro 2.

Betrayal (10 épisodes, série personnelle en cours) : le piège. Total. Je pense que j’ai continué parce que c’est le seul drama que j’avais sur ma liste. Et que j’y vois ce que ça pourrait être tout en me désolant de ce que c’est. Maintenant, c’est bientôt terminé, donc autant conclure. Le piège, vous dis-je.

Si vous avez continué des séries évoquées plus haut et que vous avez un avis positif, n’hésitez pas à vous signaler. Je serai curieux de vous lire sur le sujet. Je retiens en tout cas que faire des choix en bois, c’est beaucoup trop frustrant. Donc en 2014, je vais panacher mes listes avec des projets plus excitants. True Detective (HBO), Here I Come !

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