On a vu… Space Battleship de Takashi Yamazaki (Wild Side Video)

On a vu… Space Battleship de Takashi Yamazaki (Wild Side Video)

Note de l'auteur

19762046Alors qu’on a apprit récemment que Christopher McQuarrie allait s’attaquer prochainement à l’adaptation «made in Hollywood» du space-opera nippon, Space Battleship Yamato, j’ai eu envie de me replonger dans le premier film inspiré de l’œuvre de Leiji Matsumoto, sorti en 2010 et disponible en France chez Wild Side Video.

 

Dans un futur lointain, 2199 exactement, la Terre est devenue la proie d’extra-terrestres nommés Gamilas. La planète est ravagée et devient invivable à cause des radiations. Les populations sont sont obligées de vivre retranchées dans des villes souterraines. Dans l’espace, L’Earth Defense Force tente de repousser les envahisseurs tant bien que mal, jusqu’au jour où une sonde contenant des coordonnées spatiales et les schémas du warp, une technologie de téléportation, provenant d’Iskandar dans le nuage de Magellan s’écrase sur le sol terrestre. Une mission de la dernière chance est alors mis en place car Iskandar pourrait détenir la solution pour rendre de nouveau la Terre vivable. A bord du dernier croiseur de la flotte, le Yamato, Susumu Kodai va faire parti de cette expédition au bout de l’univers et tenter d’honorer la mémoire de son frère, mort au combat. Derrière ce space-opera d’envergure, on retrouve l’ombre tutélaire du grand Leiji Matsumoto (Captain Harlock), créateur de la série originale, datant de 1974.

 

S’attaquer à une adaptation live d’un tel univers était plein de promesses et ne manquait pas d’ambition. Qui dit fresque spatiale «bigger than life», dit budget en conséquence! Avec pas loin de 2 200 000 000 de yens, soit 19 900 000 euros, Space Battleship peut s’enorgueillir d’être l’un des films les plus chères de l’histoire du cinéma japonais. Malgré cela, je ne peux pas dire être parfaitement emballé par les CGI qui oscillent entre «pas mal!» et «aouch! C’est moche là!». Takashi Yamzaki a vu grand mais avait-il vraiment les moyens de ses ambitions?! C’est sûr, les studios japonais n’ont pas la même manne financière que peut avoir un studio hollywoodien et ça s’en ressent. Cependant, quelques effets visuels et parti-pris artistiques fonctionnent très bien. De manière générale, l’ensemble parvient à trouver une bonne dynamique, malgré la redondances ou la longueur de certaines scènes. Le récit ne perd jamais son fil en tentant d’aller à l’essentiel même si pour cela, il laisse quelques personnages sur le bord de la route. Les acteurs paraissent tous profondément impliqués dans leurs rôles respectifs malheureusement, dans l’ensemble tout est sur-joué et quelque peu théâtral.

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En dépit d’un ton très premier degrés embrassant certains codes du nekketsu (genre issu du manga) tels que le surpassement de soi ou le sens de l’honneur et du sacrifice, Space Battleship parvient à faire surgir quelques rares mais salutaires, pointes d’humour. Oui, cette adaptation possède de nombreux défauts mais à la différence de certaines œuvres cyniques et mercantiles du pays de l’Oncle Sam, Space Battleship apparaît comme un film honnête plein d’ambition et de bonne volonté et ça, c’est déjà énorme. Maintenant reste à voir ce que donnera la version US…

 

 

Space Battleship (de Takashi Yamzaki), disponible chez Wild Side Video

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