Paris Games Week : Parlons Hardware !

Paris Games Week : Parlons Hardware !

La Paris Games Week est terminée et nous en avons arpenté les allées et les stands pour vous ramener des news, tests, annonces. Et voici ainsi quelques offres hardware qui ont retenu notre attention : les produits PC Gaming de Konix et l’offre PC Shadow.

 

Les Produits PC Gaming de Konix

konix-standLa Paris Games Week fait une large place à la présentation du matériel Gaming. Les marques y sont nombreuses et il me serait très difficile de parler de tout ce qui peut vous inciter à dépenser vos sous sans compter. Dans tout cet étalage, si j’ai voulu faire un focus sur les produits Konix, c’est pour une raison très simple : leur prix (OK, je devrais normalement parler de rapport qualité-prix, mais je vais expliquer ce raccourci).

Car d’abord, je vais être honnête, il me serait impossible de faire une véritable comparaison objective et exhaustive sur les caractéristiques des produits de telle ou telle autre marque. Déjà, je ne les connais pas toutes. Et puis soyons clairs, pour moi, à partir du moment où est atteint un certain niveau de qualité, je n’arrive plus à différencier les plus produits : ils se ressemblent tous et se valent plus ou moins ! Un gamer pro notera peut-être (sûrement !) la différence de latence de 12 ms de telle souris sur telle autre ou la précision du laser décalée d’un millimètre sur la gauche, pas moi ! Mais bon, je ne suis pas non plus un super mutant capable d’envoyer 180 instructions à la minute sur Starcraft, je serais plutôt dans la vingtaine triomphante (j’entends triomphant sur l’IA en mode facile/débutant) !

konix-configurationPar contre, il y a un truc que j’arrive assez facilement à comparer, c’est les prix. Ça globalement, ça me va, c’est facile et je vois bien. C’est pourquoi j’avoue avoir été très agréablement surpris par les prix annoncés des produits que nous avions testés sur le salon. En fait, annoncés, ce n’est pas le bon mot, parce que justement, ils sont malins les gens de Konix : ils vous font tester les produits puis vous demandent de deviner le prix ! Et à chaque fois, j’ai tapé trop haut !

Nous avons testé une configuration gamer classique, c’est-à-dire un peu tape-à-l’œil avec ses rétroéclairages rouges partout (oui, je sais c’est à la mode, mais je ne suis pas fan !) composée de :

konix-asgard-aura. Un clavier mécanique Asgard Aura très agréable en termes de frappe et doté de tout un tas de fonctions dont l’anti-ghosting. Oui, il m’a fallu un cours pour comprendre ce qu’était l’anti-ghosting, mais en gros, c’est une fonction qui permet à un clavier de gamer de pouvoir interpréter un nombre important de commandes quasi simultanées, ce sur quoi les claviers standards s’emmêlent souvent les pinceaux à cause de leur conception matricielle, voilà ! Bon, moi ça ne m’est jamais arrivé ! Apparemment à 20 instructions/minutes, vous pouvez facilement vous passer d’anti-ghosting,

konix-valkyrie. Une souris Valkyrie avec un dessous en métal du meilleur effet, plein de boutons partout, et tout un tas de trucs paramétrables : la résolution, les boutons, les macros, les profils, et surtout le poids ! (une fonction que je trouve ridiculement essentielle depuis que j’ai une souris à poids réglable et que j’ai déterminé son poids idéal après 77 essais),

konix-ragnarok. Un casque Ragnarok promettant un son virtuel 7.1, très confortable et qui vibre sur la tête. Bon, la vibration, je ne suis pas convaincu sur la durée, mais c’est marrant 5 minutes et puis ça se règle. Par contre, étant curieux, nous avons testé le casque sur pas mal d’environnements sonores et pas seulement sur le FPS rageur proposé, et s’il n’est pas super adapté pour écouter de la musique, il a un rendu de basse très satisfaisant et une spatialisation très sympa dont on peut constater le rendu sur les tests Dolby Surround (ou un bon bullet time dans Matrix).

Au final, ces produits nous ont fait bonne impression et nous paraissaient fiables, performants et solides. Pour moi, ça constituait une configuration de gamer « classique comme les autres » (voilà, ça, c’est de l’expertise !) que j’ai située dans les 300 €. Et là, gros raté puisque le clavier coûte 90 €, la souris 40 € et le casque 50 €, soit 180 € (enfin 179,97 € puisqu’il faut enlever un centime à chaque fois pour obtenir le prix magique !). Eh bien oui, 50 € le casque 7,1, pour le coup ça rend la chose finalement très abordable !

konix-bifrostEt pour info, la marque propose aussi un clavier semi-mécanique (le Bifrost) à 50 € également, qui est je trouve tout aussi agréable à la frappe et beaucoup plus design que celui sur lequel nous avons fait nos tests (l’anti-ghosting est peut-être un peu moins performant, et toutes les touches n’ont pas leur rétro-éclairage personnalisé, mais je crois que je survivrai !).

Au final, je ne connaissais pas bien la marque Konix, mais j’ai apprécié son credo : proposer des produits de qualité à un prix accessible, et permettre aux parents de faire plaisir à leurs enfants en leur offrant un bon matériel, même avec un budget un peu serré. Du coup, ça vaut le coup de jeter un œil à leurs produits ! Et puis en plus ils sont sympas puisqu’ils ont accepté de s’associer à nous pour faire gagner un casque Ragnarok sur cette page concours !

Le site de la marque : http://www.konix-interactive.com/fr/

 

Le PC Shadow

shadow-logoS’il y avait un autre stand vraiment intéressant côté Hardware à la Paris Games Week, c’était bien celui de du Projet Shadow de la société Blade dont le lancement de l’offre avait lieu pendant le salon (et ce fut un beau lancement puisque le premier batchs de 500 abonnements est parti en quelques heures).

shadow-pc-2Alors, le Projet Shadow, c’est quoi ? Et bien, pour faire TRÈS simple, c’est un projet de PC dans le Cloud, qui vous propose de remplacer la grosse machine que vous avez à la maison par un petit boitier qui ressemble à un modem design et rétroéclairé en rouge (c’est une conspiration !). Et à la place d’acheter une machine, vous paierez désormais un abonnement mensuel qui vous donnera accès une configuration gamer de haut niveau, qui sera évolutive dans le temps !

J’avoue que l’annonce de l’offre Shadow avait fortement piqué ma curiosité, aussi avais-je pris rendez-vous pour les rencontrer lors du salon pour avoir plus d’informations et leur poser plein de questions ! Et c’est Emmanuel Freund, un des fondateurs du projet, qui a pris le temps d’une longue pause/interview pour nous expliquer son projet en détail (et comme il parle très vite, on a eu vraiment plein d’infos !).

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Emmanuel Freund de Blade

Il serait très long et un brin technique de reprendre ici toutes les explications qu’il nous a données et qui permettent de comprendre pourquoi le projet Shadow fonctionne (eh oui, ça fonctionne, on l’a vu de nos yeux !). Par contre, ce qu’il est aisé de comprendre en écoutant Emmanuel, c’est la quantité de défis qu’ils ont dû relever, les uns après les autres, pour passer du « un PC dans le Cloud, c’est impossible, ça ne fonctionne pas » à « les meilleurs joueurs Gamer sont incapables de faire la différence entre un ordinateur classique et un ordinateur Shadow ».

Je vais donc juste vous donner quelques éléments essentiels :

D’abord, la première grande raison, c’est qu’au lieu de fonctionner — comme c’était le cas de plusieurs projets précédents — sur une solution virtualisée dans laquelle les ressources sont distribuées aux utilisateurs (ce qui est très compliqué et pas du tout synonyme de performances), Shadow attribue à l’utilisateur qui se connecte du matériel qui lui est entièrement dédié. Ainsi, aujourd’hui, lorsque vous vous connectez à Shadow vous disposez de :

  • 6 threads d’un processeur serveur Intel Xeon
  • 12 Go de RAM
  • 256 Go de SSD
  • Une carte graphique NVIDIA GeForce GTX 1070 dédiée

Une vraie configuration gamer haut de gamme, dont on nous promet en plus qu’elle évoluera avec les sorties matérielles constructeurs et les standards haut de gamme du PC gaming.

shadow-data-center

Le Data-center Shadow (Photo Melty)

La seconde grande raison, c’est bien sûr la mise en place d’une infrastructure permettant de garantir une latence minimale entre l’envoi de vos instructions et le retour sur votre écran. Cela passe par deux points essentiels : D’abord, un matériel faisant de la décompression hardware ultra rapide (c’est le petit boitier qui est chez vous). Et surtout des accords avec l’ensemble des fibro-opérateurs nationaux pour que le tuyau de données de VOTRE opérateur aille du datacenter à votre domicile, ce qui est aujourd’hui le meilleur moyen de garantir un flux de données optimal sur les réseaux. Emmanuel nous explique que si la fibre est bien sûr idéale, une connexion ADSL rapide (à partir de 15 Mega/s) suffit à pouvoir profiter de l’offre. Et une application Shadowlink sera bientôt disponible pour vérifier les performances que vous pouvez espérer selon votre connexion (et les heures auxquelles vous vous connectez…).

shadow-pcCe qu’il faut également comprendre, c’est que du coup, votre ordinateur étant maintenant dans un data-center, ce qui arrive chez vous n’est plus rien d’autre qu’un signal que votre boitier décode pour vous diffuser des images et du son ! Du coup, avec une application iOS dédiée, rien ne vous empêche de continuer à regarder votre film ou de jouer à votre jeu sur votre iPad (on a ainsi pu voir tourner Overwatch sur iPad, et même si ça ne sert à rien, c’est quand même impressionnant !). Et les applications pour Android, MacOS, AppleTV sont prévues pour 2017.

Le téléphone d'Ironman pour bientôt ?

Le téléphone d’Ironman pour bientôt ?

Du coup, Emmanuel Freund voit et rêve plus loin, car il nous l’explique, pour lui l’origine du projet, ce sont ces téléphones de science fiction : ces appareils qui ne sont finalement qu’un petit boitier projetant leurs infos par transparence ou holographie. Et il espère un jour pouvoir remplacer tous nos coûteux appareils, à commencer par notre téléphone, par un système équivalent à l’ordinateur Shadow. En effet, pourquoi payer des fortunes pour essayer de caser un maximum de composants coûteux et à l’autonomie si limitée dans un boitier de smartphone, alors qu’il serait possible de mettre du matériel bien moins cher et bien plus performant dans un datacenter et de transformer notre smartphone en un « Shadow-phone » possédant une autonomie de plusieurs semaines.

Bon, mais revenons à la réalité, et parlons quand même prix maintenant ! A l’heure actuelle, le prix de l’abonnement à Shadow est 29,95 € pour un engagement d’un an, 34,95 € pour un engagement de 3 mois et 44,95 € sans aucun engagement. A ma grande surprise, sur les 500 premiers abonnements pour le lancement de l’offre à Noël, ce sont essentiellement des forfaits d’un an d’engagement qui sont partis. Sans doute la preuve que ceux qui ont vu tourner la technologie n’ont pas eu peur de s’engager dans le projet.

Et quant à la question de l’évolution du prix par rapport au matériel, la réponse est là encore fort bien pensée : lors d’une évolution matérielle, vous aurez le choix entre continuer à payer le même prix pour bénéficier du nouveau standard matériel, ou accepter de conserver votre ancienne configuration en échange d’une baisse de votre tarif mensuel. L’idée est que les anciens clients ne pourront jamais avoir un matériel moins performant ou plus cher que les nouveaux entrants. C’est tellement logique qu’on se demande pourquoi nos opérateurs téléphoniques voient les choses différemment…

Bref, ce que nous avons pu voir du Projet Shadow est vraiment alléchant et constitue une réelle alternative à l’acquisition du PC pour ceux dont la connexion le permet. Il faut maintenant voir comment l’offre va évoluer, en particulier pour rentabiliser son activité. Cela devrait passer par une offre aux professionnels afin de toucher un public qui se connecte davantage en journée, moment où le matériel est en haute disponibilité (une grande majorité de la clientèle se connectant surtout en soirée). La suite donc à partir de Noël avec les premiers envois aux clients. Nous suivrons tout cela avec intérêt !

Le site du Projet Shadow : https://shadow.tech/

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