Philip Seymour Hoffman (1967 – 2014)

Philip Seymour Hoffman (1967 – 2014)


La nouvelle est tombée il y a quelques heures, comme un couperet. Philip Seymour Hoffman est mort. Rideau. Putain…

On n’est tellement pas préparé à ce genre de nouvelle, que lorsque l’on se retrouve derrière son écran à tenter de taper un truc intelligent, rien qu’à la relecture, ça devient tout de suite con. Putain…

On ne va pas revenir sur sa filmographie. Elle ne contient pas que des chefs-d’œuvre, c’est entendu, mais l’a-t-on déjà vu mal jouer ? Sérieusement, s’est-il déjà laissé aller du côté du cabotinage facile ? En toute honnêteté, je ne vois pas. Même dans les productions où clairement on se demande ce qu’il vient foutre là, lui reste toujours impeccable.

Il me fait penser à ces géants discrets, comme Joseph Cotten qui parvenait à jouer dans n’importe quel film en apportant quelque chose de supplémentaire. N’importe qui prend le rôle, c’est super minable. Cotten le joue, soudainement on y croit. Et sans avoir recours à des moumoutes, des prothèses en latex, des masques, sans changer de voix, sans prendre ou perdre 40 kilos, sans se faire pousser des pectoraux en béton, juste en étant là.

Philip Seymour Hoffman avait cette qualité là. Entre autres…

Les jours qui suivent, on va forcément se remémorer ses meilleurs films. Les superlatifs vont probablement dépasser l’entendement, et je ne parle même pas de l’hommage qu’on va lui rendre pendant la cérémonie des Oscars.

C’est normal. Il va falloir s’habituer au fait qu’on ne le verra plus interpréter un nouveau rôle.

Et si un jour, mes enfants me demandent : « Dis papa, c’est quoi un bon acteur ? », il y a des chances que je leur réponde : « Un bon acteur, c’est Philip Seymour Hoffman ».

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