PIFFF 2013 : Jour 3

PIFFF 2013 : Jour 3

Déjà le troisième jour du Paris International Fantastic Film Festival avec, hier, une sélection filmique éclectique et sympathique, ça sonne plutôt bien.

La redoutable séance de 14h00 où le public lové dans son confortable fauteuil, en pleine digestion dans la douce chaleur accueillante du Gaumont Capucines, pourrait peiner à se maintenir éveillé, hypnotisa l’assistance avec Animals de Marçal Forés. Un Donnie Darko sauce Catalane résolument bien joué, bien filmé (la photo est magnifique) avec une musique et un sound design de bonne facture mais qui laisse un léger goût amer en bouche tant le talentueux réalisateur semble s’égarer quelque peu dans les méandres de sa narration et sa symbolique. Il n’en demeure pas moins un film intéressant, intelligent (mais pas pompeux) et troublant sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Le réalisateur, présent pour répondre aux questions du public (quel bonheur !), argua très judicieusement que son film demandait un peu de temps à être digérer. L’émotion gagna d’ailleurs un jeune spectateur moustachu qui, dans une scène proprement irréaliste, quitta son siège pour s’approcher peu à peu du réalisateur lui demandant s’il parlait espagnol (sic) et lui racontant, visiblement ému, ses vacances à Carthagène devant un public interloqué…Quand je vous dit que le film est troublant !

La Séance Culte, décidément une excellente idée, nous offrit une magnifique copie HD de Seconds, Opération Diabolique en français, de John Frankenheimer. Fausto Fasulo, nôtre hôte, le souligna en introduction, ce film a été une mine d’idée pour les réalisateurs contemporains. On pense notamment à Pi de Darren Aronofsky, The Game de David Fincher et cela nous donne une terrible envie de replonger dans la filmographie de Frankenheimer, tout particulièrement sa trilogie de la paranoïa. Bien joué le PIFFF !

La soirée commença dans une salle archi-comble pour All Cheerleaders Die de Lucky McKee et Chris Sivertson, parfait pop corn movie horrifique qui semble souligner le glissement du « genre cinématographique » vers la sorcellerie alors que le filon zombie a peut être été épuisé au cinéma. Remarquez, je dis ça alors que le FABULEUX The Battery est encore ancré dans ma mémoire et qu’il me tarde de le revoir, si un distributeur voulait bien se donner la peine de s’en occuper, merci d’avance, fermez la parenthèse que j’avais oublié d’ouvrir au début de cette phrase qui n’en finit pas.

Le parfois beau, mais souvent long, Byzantium de Neil Jordan clôtura cette troisième journée fantastique.

 

 

Partager