PIFFF : Jour 5

PIFFF : Jour 5

Notre Ray Fernandez s’étant menotté, de manière totalement fortuite, au radiateur dans la chaufferie des locaux du Daily Mars suite à son compte rendu du jour 4 de cette magnifique édition du Paris International Fantastic Film Festival, et ayant moi même égaré les clefs de ces menottes quelque part dans mon tube digestif, je me permets de reprendre la main pour vous conter ce jour 5 du PIFFF.

Les amoureux du Giallo attendaient avec impatience le deuxième long métrage de Helene Cattet et Bruno Forzani, après le très stylisé AmerL’étrange couleur des larmes de ton corps. Leur attente a été récompensée de fort belle manière avec une oeuvre magnifique qui en a effrayé quelques un mais a surtout ravi les cinéphiles. Du grand art et c’est Français, messieurs-dames ! Hymne national, fierté, étoiles dans les yeux, défilé sur les Champs-Elysées et tout le toutim, j’exagère un poil mais il est assez rare, de nos jours, que le cinéma français nous éblouisse alors soulignons le. Critique par Il Maestro Gilles Dacosta incoming. ( edit : critique en ligne ici-même ! )

Continuons dans ce chauvinisme exacerbé qui dépasse, de très loin, le nauséabond de l’actualité (on est comme ça au Daily mars, on dénonce) avec la compétition des Courts-Métrages Français qui nous a prouvé que la France a du talent à revendre. Souvent financée par le crowdfounding (Kisskissbankbank, Ulule,etc), la sélection éclectique de « courts » effectuée par Erwan Chaffiot nous a offert des thèmes très variés : sociétal avec Pandémie de Mathieu Naert et Mecs Meufs de Liam Engle, de la SF avec On/Off de Thierry Lorenzi, de l’anticipation Orwelienne avec Jiminy de Arthur Môlard, du Home invasion infecté avec Dieu Reconnaitra les Siens de Cédric Le Men, du Lovecraft avec Je ne suis pas Samuel Krohm de Sébastien Chantal, et du Mama-esque Rose or The Mute Liars de Gregory Monro. Tous étaient de grande qualité, le vote fut difficile…

La soirée continua sur le très brutal  et enthousiasmant Cheap Thrill de E.L. Katz, un concurrent très sérieux à The Battery (qui n’a TOUJOURS pas de distributeur en France !) pour un prix à ce PIFFF. Jusqu’où irions nous pour de l’argent ? Cheap Thrill développe une vision bien pessimiste sur ce thème, qui semble hélas tellement réaliste, partant de la farce vers des sommets de l’horreur. Jouissif.

La Nuit Stephen King offrit un hommage formidable au plus grand écrivain d’horreur contemporain. Du remake de Carrie par Kimberly Peirce (loin de celui de De Palma, évidemment, mais pas si honteux. Ray Fernandez vous en touchera deux mots s’il arrive à se détacher. Note à l’attention de mon cher collègue : Il y a une scie émoussée à coté du radiateur) en passant par Creepshow, Simetierre et Christine par l’immense John Carpenter, cette nuit fut un bonheur absolu (même si mon age avancé m’a privé de quelques séquences, la Red Bull a ses limites…)

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