Pilote Automatique : Dracula (NBC)

Pilote Automatique : Dracula (NBC)

Note de l'auteur

« Venez les gars, on fait un poster à la True Blood ! »

L’histoire : Dans le Londres de l’ère victorienne, Dracula cache son identité sous les traits d’Alexander Grayson, un riche industriel américain. Sous couvert de vouloir apporter la science moderne à la capitale anglaise, Dracula est en réalité là pour assouvir sa vengeance sur l’Ordre du Dragon, le groupe qui a ruiné sa vie plusieurs siècles auparavant. Cependant, les plans du vampire vont être contrecarrés par sa rencontre avec Mina Murray, une jeune femme qui semble être la réincarnation de son grand amour.

Autour de la série : Après avoir brillamment donné vie à Hannibal à la télévision, NBC s’attaque maintenant à une autre légende de la littérature : Dracula. Cependant, comme dirait Nicolas Robert, n’est pas Brian Fuller qui veut, et Cole Haddon, avant tout scénariste de comic books, n’est pas Fuller. NBC n’a visiblement peur de rien et croit dur comme fer en la réussite de cette série, puisque le network a commandé les 10 épisodes qui composent cette saison après avoir lu le script du pilote, sans même attendre de le tester.

Avis : Pour citer Nicolas Robert à nouveau, « il fallait choisir :  allumer des ampoules ou poser une vraie intrigue en 42 minutes. Cole Haddon a choisi. » Du fait, ce pilote de Dracula n’est pas vraiment une illumination. Tout est très plat, du personnage en lui-même à la mythologie qui se développe faiblement autour de lui. En conséquence, on ne peut que constater que cet épisode est très ennuyeux. L’intrigue se met vaguement en place à un rythme si lent que l’on en vient à regarder sa montre toutes les 5 minutes.

Dracula souffre d’une maladie que les séries fantastiques sur les vampires ont toutes développé : son vampire a connu le grand amour. Du coup, il est devenu méchant parce qu’on le lui a arraché et il veut se venger. Le concept de « one true love » commence vraiment à sentir le réchauffé dans toutes ces séries traitants de personnages immortels, que cela soit True Blood ou The Vampire Diaries. Justifier la nature d’un personnage (ou ses actes) par la même pirouette scénaristique a un goût de déjà-vu qui vient ternir l’effet global de la narration. Trop humaniser un personnage tel que Dracula, est-ce vraiment une bonne idée ?

« Et si on allumait des ampoules ? »

Visuellement, ce premier épisode est cependant réussi. Mais tout ceci à beau être très joli, ça ne sauve pas les meubles pour autant. La présence de Van Helsing dans la série et son lien au personnage de Dracula est un point intéressant soulevé dans ce pilote. Tout le reste est cependant si insipide qu’il est difficile de voir comment les choses vont bien pouvoir devenir palpitantes après cela. NBC ayant commandé une saison complète d’entrée de jeu, l’avenir de la série n’est pas vraiment incertain, mais on ne peut pas dire de même de son contenu. Fade, ce pilote n’est en lui-même pas prometteur et ne donne pas particulièrement envie de voir ce que l’avenir réserve à la suite de la saison. Mais un miracle se produira peut-être.

Episode 2 ? Si d’ici l’épisode 5, j’entends crier au génie, je daignerais peut-être jeter un coup d’œil. Mais pour le moment, je ne compte pas continuer l’aventure. Sans surprise, ce pilote n’est pas une réussite et ne constitue pas un bon démarrage de série. Je n’ai même pas envie de lui accorder le bénéfice du doute, ces premières 42 minutes étaient beaucoup trop ennuyeuses pour que j’ai le courage de remettre le couvert.

DRACULA (NBC), pilote « The Blood Is the Life »

Ecrit par Cole Haddon

Réalisé par Steve Shill

Avec : Jonathan Rhys Meyers (Alexander Grayson/Dracula), Jessica De Gouw (Mina Murrey), Thomas Kretschmann (Abraham Van Helsing), Victoria Smurfit (Lady Jane), Nonso Anozie (R.M. Renfield), Oliver Jackson-Cohen (Jonathan Harker)…

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