Pilote automatique : Masters of Sex (Showtime)

Pilote automatique : Masters of Sex (Showtime)

Note de l'auteur

J’ai déjà dit que Lizzy Caplan était magnifique ? Oui ? Ben elle l’est

L’histoire : la série raconte les aventures du docteur Masters et de son assistante, Virginia Johnson, qui vont révolutionner l’étude des comportements sexuels (1).

Autour de la série : elle est créée par Michelle Ashford, qui possède un CV assez impressionnant : Band of Brothers, John Adams, Boomtown, et aussi 21 Jump Street. Le pilote est réalisé par John Sheakspeare in Love Madden. La série va prendre le créneau de la bientôt morte (ou déjà morte) Dexter, le dimanche soir. Elle va s’ouvrir pendant le final de Breaking Bad (pas du tout un cadeau), et se coltinera aussi Boardwalk Empire, The Good Wife… Une soirée facile, le dimanche.

Avis : forcément, on pense à Mad Men. Les années 50, le rythme plutôt lent, l’esthétisme… Mais la série est tout de même différente, et pas juste parce qu’elle peut se permettre d’être plus libre. Le pilote est bien construit, mais on se demande comment la série va tenir 12 épisodes. Tout y va plutôt vite.

Au niveau du casting, on n’est pas loin du cinq étoiles. Michael Sheen, sorti tout droit de la Saga Twilight y sonne fabuleusement juste. À ses côtés, on retrouve la sublimissime Lizzy Caplan, actrice fabuleuse aussi crédible dans le drame que dans la comédie. Hélas, on retrouve aussi Nicholas d’Agosto, qui en fait des tonnes pour se poser en tant qu’antagoniste sous-jacent, mais qui arrive juste à profondément agacer (au mieux).

La réal est propre, retranscrit l’ambiance 50’s à la perfection. Les moyens sont présents, et l’image est très belle. Si les scènes de nudité sont assez nombreuses, elles ont le mérite, à chaque fois, de raconter quelque chose. Le sexe est aussi au cœur des rapports humains : William Masters est stérile (sa femme n’est pas au courant et pense que c’est elle qui ne peut pas procréer). Si ses recherches permettent aux autres de devenir parents, il échoue systématiquement à le devenir lui-même. Jolie touche : la pression que lui impose, totalement involontairement, sa femme, en l’appelant « daddy ».

Le personnage de Caplan est fascinant, femme totalement moderne coincée dans des années 50 prudes et hypocrites. Elle fait la part des choses entre le sexe et l’amour. Quand elle commence une relation physique avec un docteur en début de pilote, elle dit qu’ils sont justes « amis ». Elle continuera de faire de même tout le long. Hélas, le docteur en question pense déjà mariage, et ne se fait pas à cette idée de « Friends with Benefits » avant l’heure.

Episode 2 ? : Oui, sans aucun doute, même si elle finit par décevoir. Car si Masters of Sex semble n’être qu’un one-shot, elle est aussi très belle à regarder, plutôt habile dans l’écriture, et fine dans sa façon d’aborder un sujet qui aurait pu mener au graveleux gratuit. (2)

MASTERS OF SEX (Showtime), Pilote

Écrit par Michelle Ashford

Réalisé par John Madden

Avec : Michael Sheen (Dr. William H. Masters), Lizzy Caplan (Virginia Johnson), Caitlin Fitzgerald (Libby Masters), Nichol(D’Agosto (Ethan Haas), Teddy Sears (Dr. Austin Langham)

(1), NSFW : C’est donc un peu les Curie du cul.

(2) : Et il y a Lizzy Caplan dedans. Dont acte.

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