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Pizza froide (critique de L’île des Miam-nimaux : tempête de boulettes géantes 2)

Pizza froide (critique de L’île des Miam-nimaux : tempête de boulettes géantes 2)

Note de l'auteur


Si Tempête de boulettes géantes, 1er du nom, avait été une sacrée bonne surprise à sa sortie, il y avait de quoi être inquiet quant à l’annonce d’une possible suite. Forcément, cette inquiétude ne fit que grandir face aux innombrables purges animées auxquels nous avons dû faire face ces derniers temps (n’est ce pas Pixar ?!). Peut-être est-ce par habitude d’être déçu, mais L’île des Miam-nimaux : tempête de boulettes géantes 2 est moins pire que prévu, même si ça reste tout de même super anecdotique.

Il faut dire que, comparé à ses « illustres » aînés, CWACOM 2 (Cloudy With a Chance of Meatballs 2, prononcé Kwakom tou) part avec le net avantage de ne jamais, mais véritablement jamais se prendre au sérieux. Même lorsque le scénario en exigerait pourtant un minimum pour délivrer l’important message du courage face à l’adversité, de la famille, de la confiance en soi ou n’importe quel autre classique à la con du genre, Cody Cameron et Kris Pearn (et plein d’autres gens) font systématiquement tomber la scène du côté de la dérision grâce à une petite pichenette totalement idiote.

De même, le sens incroyable de l’exagération dont les créateurs ont fait preuve sur le 1er opus, leur permet ici de se lâcher comme des fous furieux en création d’animaux tous aussi crétins les uns que les autres, tout en s’en payant une bonne tranche sur le dos d’Avatar et de ses couleurs douloureusement flashy, Apple et son gourou fondateur et le café latte. Evidemment, en prenant toujours soin de rester très, très, très cons (dans le bon sens du terme).

Cette manière de jouer systématiquement la carte de l’idiot du village sauve le film du naufrage absolu. Car il faut bien reconnaître qu’en guise de scénario, on a clairement affaire à un truc fait de restes de bouts d’idées mis bout à bout maladroitement afin de former une vague histoire. Ça fait mince, très mince même et on voit bien que Cody Cameron et Kris Pearn (et plein d’autres gens) font ce qu’il peuvent pour justifier l’existence même de cette suite. Evidemment, ils échouent dans les grandes largeurs et malgré sa bonhomie tout à fait innocente, on est en droit de se demander si le côté « grande déconnade » ne serait pas une manière détournée de se foutre de notre gueule.

CWACOM 2 me rappelle ces petits matins de cuite magistrale où on bouffe de la pizza froide, la bouche pâteuse et les cheveux collés par une vieille odeur de cendrier plein. Ça pue, c’est foncièrement dégueulasse, on préférerait être au pieu à ronquer comme un bienheureux, mais rien de tout ça ne nous empêche de rigoler comme des ânes.

 

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