Preview Metro Exodus

Preview Metro Exodus

Les futurs blockbusters vidéoludiques tel que Days Gone, Resident Evil 2 Remake ou Metro Exodus étaient clairement à la fête lors de la dernière Paris Games Week. La petite équipe du Daily Mars avait d’ailleurs rendez-vous au magnifique stand de Koch Media où nous avons eu la chance de pouvoir essayer Metro Exodus et de discuter avec Huw Beynon, Head of Global Brand Manager chez Deep Silver.

Développé par le studio 4A à Kiev, la série Metro s’est rapidement taillé une très bonne réputation parmi les joueurs et la critique. À la fois FPS et survival-horror, les jeux Metro sont aussi les héritiers spirituels de titres comme S.T.A.L.K.E.R. et Half-Life 2 dont les développeurs se sont beaucoup inspirés. Basée sur les superbes livres de science-fiction de l’auteur russe Dmitri Gloukhovski, la série nous présente un monde post-apocalyptique ravagé par un conflit nucléaire mondial. Vingt ans après la chute des bombes et de la civilisation, l’hiver nucléaire règne sur la surface et les survivants se sont réfugiés dans les tunnels lugubres du métro moscovite, transformé en dernier bastion de l’humanité. Le joueur incarne Atyom, un jeune survivant de la station VDNKh, qui au fil des épisodes va devenir membre des Rangers de l’Ordre, des explorateurs et protecteurs du métro. Pour les fans des bouquins, Metro Exodus est non seulement écrit par Dmitri Gloukhovski, mais aussi la suite légitime de son dernier livre Metro 2035.

Après un Metro 2033 et Metro: Last Light se déroulant exclusivement à Moscou, Metro Exodus nous embarque au bord du train Aurora dans un dangereux périple d’un an vers l’est de la Russie, à la recherche d’une vie meilleure loin des dangers et des radiations mortelles. En laissant le métro de Moscou et sa société brutale derrière lui, le joueur va rencontrer de nouvelles factions de survivants avec des coutumes diverses et parfois très étranges. Après deux opus assez linéaires dans leur progression, le studio ukrainien a clairement revu ses ambitions à la hausse en faisant ici le pari du monde ouvert ou plutôt semi-ouvert pour être précis, avec des cycles jours/nuits et des saisons qui changent au fil de l’aventure.

Les premières choses qui nous ont frappés en jouant à la démo sont évidemment les environnements extérieurs et les couleurs chaudes. Le fait de jouer pendant l’automne dans la Forêt de Vologda détonne avec l’atmosphère pesante de Metro 2033 et Metro: Last Light. Mais rassurez-vous, la direction artistique reste cohérente avec les anciens jeux. Pas de doutes possibles, entre les ruines d’un ancien village russe, une rivière contaminée et des corps mutilés, nous sommes toujours dans l’univers pas très joyeux imaginé par Dmitri Gloukhovski.

Au début de la démo, Atyom est à deux doigts de se noyer dans une rivière, avant d’être sauvé in extremis par une mystérieuse femme qui disparaît aussitôt. Manette en mains, on retrouve tout de suite les sensations et les ingrédients qui ont fait le succès des deux premiers Metro : un aspect survival très prononcé avec peu de munitions et une difficulté qui pourra en rebuter plus d’un. Metro Exodus est à l’opposé de titres comme Doom, c’est un FPS au rythme lent dans lequel il faut prendre son temps et être constamment sur ses gardes. En ouvrant les espaces, le jeu nous encourage à tirer avantage de l’environnement et à privilégier l’infiltration en éliminant discrètement ses ennemis. Divisé en très grandes zones, ce nouvel épisode met également plus que jamais en avant l’exploration.

Même si la gestion de l’équipement (masques à gaz, munitions, kits de soins…) est toujours présente, Metro Exodus introduit également une dimension crafting avec la possibilité d’améliorer et de personnaliser ses armes en récoltant des matériaux rares. Des armes qui peuvent d’ailleurs se dégrader et s’enrayer avec le temps, une mécanique déjà présente dans Far Cry 2 et qui se révélait être plus ennuyante qu’autre chose. Deuxième petit bémol, l’IA (en tout cas celles des humains) ne semblait pas particulièrement briller par son intelligence lors de notre test. La série Metro est également célèbre pour sa dimension horrifique presque fantastique. La démo nous avait mis aux prises avec un groupe de survivants humains, mais Huw Beynon nous a confirmé que les horribles créatures et autres mutants seront non seulement de retour mais aussi plus terrifiants que jamais avec des animations retravaillées.

Metro Exodus fait honneur à ses prédécesseurs qui étaient déjà des étalons graphiques. Développé sur le moteur maison 4A Engine, le jeu nous propose des paysages magnifiques et marque une véritable rupture avec les anciens opus. Pendant la démo, on aurait presque eu envie de pique-niquer au bord la rivière, si seulement elle n’était pas radioactive et pleines de bestioles. Sur le plan purement technique, Metro Exodus gérera le Ray Tracing sur PC et sera optimisé pour la Xbox One X et la PS4 Pro. Prévu le 22 février 2019, nous attendons avec impatience la sortie finale du jeu pour explorer plus en profondeur les terres désolées de la Russie en compagnie d’Atyom.

Un grand merci à la sympathique équipe de Koch Media pour son accueil ! 

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