Preview : Metal Gear Rising Revengeance

Preview : Metal Gear Rising Revengeance

Raiden et son épée qui coupe le métal comme du beurre...

Raiden et son épée qui coupe le métal comme du beurre…

Lorsque le japonais Hideo Kojima créa Metal Gear en 1987, il ne se doutait certainement pas du succès à venir de son univers. Plus de 25 après, une nouvelle ère souffle sur la licence : du sempiternel jeu d’infiltration, on passe à de l’action pure et dure avec le dernier né : Metal Gear Rising: Revengeance. Pour ce faire, on laisse de côté papy Snake et on se retrouve aux commandes du cyborg Raiden, déjà aperçu dans les opus 2 et 4 de la franchise… un GROS changement donc !

Nous avons eu l’occasion de tester ce nouveau Metal Gear dans sa version release* PS3 (subsistaient quelques bugs visuels) durant 2 bonnes heures : largement de quoi nous aider à nous faire une première idée du contenu. Mais d’abord, pour bien comprendre en quoi ce nouveau MG est un tel bouleversement, il faut repartir sur les origines de la licence, sur les traces de Solid Snake, de Raiden et des Metal Gears

Meryl Silverburgh, Solid_Snake et Raiden dessinés par Kojima… ses influences sont flagrantes !

Kojima, le créateur du jeu, avoue sans mal avoir été largement influencé par le cinéma d’action des années 80 et plus particulièrement par New York 1997 (de John Carpenter) et le premier Rambo (de Ted Kotcheff). On remarque d’ailleurs que son héros a le même sobriquet que celui du classique de Carpenter – Snake – qu’il est lui aussi plutôt taciturne, travaille en solo et arbore un bandeau sur l’oeil… joli clin d’oeil (hihi). Kojima est aussi un grand adepte de Stanley Kubrick et plus spécialement de son 2001 L’Odyssée de l’Espace, où il a pioché 2 prénoms : David et Hal (je n’en dis pas plus, risque de spoiler…).

Car il faut bien le reconnaître Metal Gear a révolutionné le genre “infiltration” au point de devenir LA référence en la matière. En effet, grâce à ses influences cinématographiques, sa mise en scène et ses scénarios à tiroirs très prenants, la saga des MG a nourri un univers complexe et vaste. Cette histoire se déroule sur plus de 50 ans, des années 60 jusqu’à nos jours et tourne autour des Metal Gears – des armes de guerre redoutables – que chacun se dispute pour obtenir la suprématie militaire. Ajoutez à ça des politiciens véreux, des scientifiques peu scrupuleux et des complots à l’échelle mondiale… et vous n’aurez qu’une toute petite idée de la profondeur de cette saga ! Son personnage récurrent et emblématique  – Solid Snake – est un agent hors norme régulièrement envoyé en mission à l’autre bout du monde et qui en apprend un peu plus à chaque épisode, à la fois sur les vastes complots en cours mais aussi sur sa propre vie. Après 8 épisodes avec Snake, la licence opère donc un sacré changement en braquant la caméra (et donc la manette !) sur un autre personnage entrevu quelques fois : l’orphelin rebelle Raiden.

Vous allez parfois devoir affronter des ennemis gigantesques…

Metal Gear Rising Revengeance  se déroule 4 ans après Metal Gear Solid 4: Guns of Patriots,  les développeurs de chez Platinum Games ont donc choisi de nous mettre aux commandes de Raiden, ancien padawan de Solid Snake, qui grâce à ses nombreuses ‘augmentations’ cybernétiques et son aplomb sans faille travaille désormais pour une entreprise de sécurité privée. On avait déjà eu l’occasion d’incarner Raiden dans Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty (sortie en 2002 sur Playstation 2) et on l’avait aussi aperçu dans un MG4 justement. Un personnage très charismatique, froid comme le métal dont il est constitué, à la chevelure blanche comme la neige… qui lui vaudra le surnom de “Démon blanc” (ou “Jack l’éventreur”).

A titre personnel, je ne suis pas une die hard fan de la franchise Metal Gear : aussi, le choix du personnage principal (Raiden, Solid Snake ou n’importe qui d’autre…) n’est pour moi qu’un détail. A mes yeux, l’aspect le plus important de ce MGRR réside dans l’expérimentation d’une nouvelle approche : ici, l’action est clairement privilégiée au détriment de l’infiltration qui caractérisait les précédents épisodes. Ce que j’ai pu apprécier en pré-testant MGRR, c’est une ambiance futuriste, un héros charismatique et un gameplay hyper énergique. D’ailleurs, Konami joue toute sa campagne de communication sur ce côté “cette fois-ci vous pourrez vous défouler” et labellise toutes ses publicités avec la phrase “Tranchez dans le vif” (qui fait référence à l’épée ‘laser’ ultra tranchante de Raiden).

Grâce à votre vision cybernétique, vous pouvez voir les ennemis et les éléments destructibles…

Pour autant, MGRR sait aussi parfois alterner l’action pure-défouloir (en mode ‘Ninja’) avec celles – plus posées – où l’on doit explorer le terrain, détecter les ennemis en place et tenter de trouver la meilleure stratégie pour les éliminer un à un. On retrouve aussi ce côté tactique dans la confrontation avec les boss : même après avoir dépensé beaucoup de points d’expérience dans l’amélioration de son cyborg, foncer dans le tas ne fonctionne pas toujours, malgré l’impression de puissance que dégage Raiden. Il va donc falloir vous réfreiner et réfléchir un peu avant d’agir (pas toujours évident quand on connait sa puissance et qu’on sait que tout est destructible, même les décors !). Au final, je garde de ces 2 heures de jeu un souvenir haletant, qui n’a fait qu’accroître mon impatience de découvrir le jeu lorsqu’il sortira.

Avec ce spin-off, Konami prend un risque incontestable : celui de vouloir prouver que sa licence en jeux d’infiltration est aussi capable de se renouveler sans trahir son univers, suffisamment riche pour supporter le changement. Pas de panique pour les fans de la première heure : il y a fort à parier que cette expérience ne soit qu’une parenthèse et que nous retrouverons un jour de l’infiltration pure dans les Metal Gear. Et pour ceux qui doutent qu’un Metal Gear à la sauce ‘action’ soit d’un réel intérêt, rendez-vous le 21 février prochain pour vérifier tout ça sur pièce… ou plutôt sur PC, Playstation 3 et Xbox360.

 

Ci_dessous, une super interview des concepteurs. Si vous avez la patience de regarder les 25 minutes c’est très intéressant…

* release : version précédant la version finale commercialisée.

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