#Preview Wolfenstein II: The New Colossus

#Preview Wolfenstein II: The New Colossus

Grand classique dans le monde du FPS, Wolfenstein nous évoque tout de suite des souvenirs, et s’il est passé par quelques mauvais opus, MachineGames a réinventé la licence en 2014 avec son New Order, suivi par le non moins excellent prequel : The Old Blood. Le 27 octobre prochain, les mêmes développeurs remettent ça avec une suite très attendue Wolfenstein II: The New Colossus. Petite mise en bouche.

On prend le contrôle avec plaisir le héros des jeux précédents B.J. Blazkowicz, sa mâchoire carrée, sa silhouette massive et sa haine sans limites envers les nazis. Si le scénario du dernier épisode l’avait laissé dans le coma, on le retrouve plutôt mal en point puisque *spoiler* il est en fauteuil roulant. Cela donne lieu à une séquence qui fera office de tutoriel qui change un peu du gameplay habituel puisqu’ici, pas question de sauter ou de s’accroupir, et il faudra actionner quelques leviers afin d’avancer de plateforme en plateforme. Pas question pour autant d’énigmes à proprement parler, c’est Wolfenstein après tout, on n’allait pas non plus nous demander de réfléchir !

Par la suite, notre héros reprend du poil de la bête et le gameplay s’étoffe de quelques éléments très appréciables avec en tête, la possibilité de tenir une arme différente dans chaque main. Le fait de pouvoir porter deux armes est une des marques de fabrique de la série, mais jusqu’à présent cela revenait uniquement à doubler une même arme. Vous pourrez désormais varier les plaisirs avec par exemple, un pistolet avec silencieux dans une main pour les phases d’infiltration, et un lance-grenades dans l’autre, juste au cas où. Ou le combo fusil à pompe/fusil mitrailleur, jouissif à souhait ! Pour autant, depuis les premiers opus, Doom est passé par là et nous a habitués à un gameplay plus fluide, Blazkowicz est plus lent et surtout les changements d’armes sont assez laborieux, privilégiant le réalisme des animations à la rapidité du gameplay. Cela reste très bien calibré, mais les fans de Doom devront se réhabituer au rythme.

La liste des armes s’est également allongée, ainsi que quelques nouveaux gadgets comme des échasses qui vous permettront d’atteindre des endroits en hauteur ou simplement d’avoir une vue d’ensemble du terrain pendant les gunfights.

On peut également désormais chevaucher un Panzerhund, ces chiens robots géants terrifiants présents depuis The New Order. Cela donne lieu à des séquences impressionnantes, mais finalement assez frustrantes : la seule attaque disponible étant un lance-flamme à la portée limitée. Il vous faudra foncer dans le tas ou descendre de votre monture pour survivre. À voir si le jeu proposera des améliorations à ce niveau, ou d’autres types de montures…

Au-delà de ces améliorations appréciables, le principe du jeu reste le même, pour le meilleur, comme pour le pire. Ainsi, on retrouve les phases d’infiltrations des deux précédents volets, durant lesquelles le joueur est encouragé à éliminer un officier qui se cache derrière des hordes d’ennemis afin d’éviter qu’il ne sonne l’alarme. Encore une fois, même si le level design s’est un peu amélioré avec de nombreux tunnels et passages secondaires qui permettent l’infiltration, l’IA rend la chose quasi impossible, on finit toujours par se faire repérer et par tirer dans le tas. C’est dommage, mais les combats sont tellement jouissifs qu’on finit par pardonner ces phases un peu hésitantes.

La grosse nouveauté de cet opus est son setup. Suite directe de The New Order, l’aventure change de continent, et l’on découvre une Nouvelle Orléans dans les années 1960 sous occupation nazie. On commençait à avoir fait le tour des châteaux allemands pleins de nazis et ce changement de décor est plus que bienvenu, d’autant plus que la direction artistique s’annonce au top ! Si tant est que votre machine le supporte, vous pourrez admirer de très beaux jeux de lumière et effets de particules. Niveau scénario, c’est très prometteur. Les personnages secondaires ont l’air nombreux. On retrouve le même humour potache et la démesure qui font la marque de fabrique de la série. Il sera intéressant de voir à quel point le fait que l’aventure se déroule en Amérique sera utilisé de façon pertinente pour critiquer certains aspects actuels de la société américaine à l’heure où les tensions autour du racisme sont au plus haut… Et cela s’annonce plutôt bien, le jeu n’est pas encore sorti que l’extrême droite américaine s’est déjà sentie visée et a attaqué le jeu. Un tournant politique plutôt inattendu pour une saga qui reste un bon gros défouloir. À suivre…

Ce nouveau Wolfenstein ne va sans doute pas révolutionner le FPS comme Doom a pu le faire en 2016, mais il s’annonce déjà comme un digne successeur des deux précédents opus. Plus violent, plus drôle, plus complet, avec un changement de décor assez excitant. On a hâte !

Wolfenstein II: The New Colossus
Développeur MachineGames
Éditeur Bethesda
Plateformes PC, PS4, Xbox One, Switch
Sortie le 27 octobre 2017

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