Re-Anime: Galaxy Express 999 (de Rintarô)

Re-Anime: Galaxy Express 999 (de Rintarô)

Note de l'auteur

Galaxy-Express-cover-locandina1Attention, gros morceau en approche! Bienvenue dans la galaxie Leiji Matsumoto, bienvenue dans une véritable œuvre-monde remplie de corsaires de l’espace, de robots, de vaisseaux aux designs complètement tarés et des races aliens en pagaille, bref bienvenue dans le Re-Anime du jour… Au sommaire, nous allons explorer une infime partie de cette colossale mythologie avec le film Galaxy Express 999!

 

Petit rappel, l’œuvre de Matsumoto regroupe les différentes sagas Captain Harlock (Albator), Queen Emeraldas, Gun Frontier, Maetel, L’Anneau des Nibelungen et bien évidement, Galaxy Express 999. Tout ces titres font partie d’un seul et même univers construit sur différents supports: mangas, animes, OAV, films. Il est assez compliqué de se représenter une chronologie précise mais la saga Galaxy Express 999 se trouve plutôt vers la «fin», si tant est qu’il y en ait une puisque l’auteur a expliqué que son univers était basé sur une boucle temporelle, concept très présent dans son œuvre. Tout ça pour dire que c’est un peu le bordel! En ce qui nous concerne, le film, sorti en 1979 et réalisé par Rintarô, est l’adaptation de la première partie du manga éponyme de Matsumoto.

 

Le jeune Tetsurô n’a qu’une idée en tête après avoir vu sa mère se faire sèchement abattre par le Comte Mécanique lors d’une chasse à l’homme, obtenir un corps robotisé et se venger. Il rencontre alors Maetel, une jeune femme qui lui propose de l’accompagner jusqu’à la galaxie d’Andromède où il pourra acquérir son nouveau corps. De la Terre à Titan, de Pluton aux confins d’une autre galaxie, ils embarquent à bord du mythique Galaxy Express 999, véritable Orient-Express de l’espace. En chemin, ils vont rencontrer pas mal de têtes connues comme Harlock, Emeraldas ou encore Toshiro. Sur la base d’une histoire de vengeance personnelle, Matsumoto élargit un peu plus son Space Opera et nous plonge dans une quête aussi initiatique qu’intergalactique. Tetsurô, le petit gamin des rues, se voit confronté à des mondes bien différents du sien et comme toute quête initiatique, il va apprendre pas mal de choses en route. La construction est plutôt classique, certes mais elle fonctionne relativement bien.

 

On se retrouve embarqué avec eux et on parvient même à être surpris. Le scénario réserve quelques twists finaux qui relancent une histoire qui semble s’essouffler aux trois quarts du film. Rintarô, dont c’est le premier long-métrage, fait preuve d’ambition et emballe le tout avec une certaine aisance. Sur la forme, tout n’a pas bien vieilli mais dans son ensemble ça reste de bonne qualité. Ça fleure bon les années 70 avec son look rétro mais sans tomber dans le kitsch. Sur le fond, la relation mère/fils qu’entretienne Maetel et Tetsurô, est traitée avec une certaine retenue, bref le film parvient à trouver un équilibre sans jamais tomber dans un extrême ou l’autre.

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On pourrait reprocher l’apparition un peu gratuite des grandes figures de l’œuvre du maître mais elles sont d’une certaine manière nécessaire. Effectivement, ils semblent plus servir le fan-service que l’histoire mais au final, ils apparaissent comme des piliers de l’univers dans lequel ils évoluent. Ils sont les «gardiens du temple», ils entretiennent et perpétuent l’histoire. Indissociables de cette œuvre-monde, ils accompagnent Tetsurô dans sa quête et assoient sa raison d’être dans l’œuvre de Matsumoto. Enfin, bref vous avez compris, ils sont importants!!! Qui plus est, voir côte à côte l’Arcadia et le Queen Emeraldas attaquer ensemble, une planète, cousine de l’Étoile Noire, à grands coups de canons laser, c’est quand même bien cool.

 

Dans la nébuleuse Matsumoto, le film Galaxy Express 999 parvient à se distinguer et offre une aventure prenante, parfois naïve ou simpliste mais qui touche finalement au but, nous embarquer à bord. Le truc, c’est qu’après, on a envie de replonger dans cette myriade de titres afin de pouvoir se dresser une cartographie totale de l’empire cosmique qu’a bâti Leiji Matsumoto. Et ça, par contre, ça risque de prendre du temps…

 

 

Bande Annonce – Galaxy Express 999 Movie Trailer par hideto42

 

Galaxy Express 999 de Rintarô (1979) – Tôei Animation

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