Gros plan sur Résistance (en direct de Séries Mania)

Gros plan sur Résistance (en direct de Séries Mania)

Fanny Ardant est au générique de cette minisérie chorale. Photo Claude Médale / Gaumont-TF1

Fanny Ardant est au générique de cette minisérie chorale. Photo Claude Médale / Gaumont-TF1

Côté fictions, c’est sans aucun doute un des événements de l’année pour TF1… et ça se voit à l’écran. Fresque d’envergure sur celles et ceux qui ont résisté à l’oppression nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, Résistance laisse une bonne impression au téléspectateur. En tout cas dans ce que l’on a vu.

L’histoire

Paris, 1940. Révoltée par l’injustice de l’Occupation, Lili, 17 ans, rejoint la Résistance pour combattre les Allemands et leurs collaborateurs français. La lutte clandestine s’étend à la France entière. Les combattants multiplient les faits d’armes héroïques, en s’exposant à l’implacable répression de l’ennemi. La série revient aussi sur l’organisation des réseaux de résistance qui ont conduit jusqu’à la Libération de Paris.

Autour de la série

Ecrite par Dan Franck (Les Hommes de l’Ombre), cette minisérie en six parties est mise en scène par Miguel Courtois et David Delrieux. Elle bénéficie de la présence à l’écran de Richard Berry, Fanny Ardant, Isabelle Nanty ou encore Pascale Arbillot et Christian Charmetant.

Notre avis
Un projet qui laisse une large place à de jeunes comédiens. Photo Claude Médale / Gaumont-TF1

Un projet qui laisse une large place à de jeunes comédiens. Photo Claude Médale / Gaumont-TF1

1. C’est solide. Vraiment solide. En multipliant les visages et les parcours, la série plonge le téléspectateur dans une époque troublée et plus qu’incertaine. Si on sent que la reconstitution historique est soignée, le portrait de nombreux personnages est aussi finement esquissé. En clair : la série affiche de gros moyens, mais aussi certaines ambitions.

2. Il y a des vedettes… mais aussi beaucoup de nouveaux visages. En faisant la part belle aux jeunes Résistants, la série permet à de jeunes acteurs pas franchement connus des téléspectateurs de se faire une jolie place sous les projecteurs. Dans l’ensemble, tous sont plutôt bien dirigés. A l’image de la jeune Pauline Burlet dont le jeu gagne en profondeur à mesure que l’histoire avance. Mention spéciale également à Robert Plagnol, un acteur qui livre une prestation très convaincante.

3. La reconstitution de l’époque est bien pensée. Si la France n’a pas la maîtrise de l’Angleterre et de ses fameux dramas d’époque type Downton Abbey, Résistance montre qu’il est néanmoins possible, en France, de proposer une fiction historique bien pensée, visuellement soignée et plaisante à suivre. On sent, on voit que TF1 a mis le paquet en terme de moyens et cela se fait au service du récit. Bien joué.

La suite ?

La fin de l’épisode 3, particulièrement dramatique, fait que l’on ne peut pas s’arrêter à ce que l’équipe de Séries Mania donnait à voir ce jeudi. Donc oui, je vais continuer. Et on peut même dire que je regarderai la minisérie avec un intérêt certain.

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