Réunion de qualité (critique du 2.01 de The Neighbors)

Réunion de qualité (critique du 2.01 de The Neighbors)

Note de l'auteur

Les Weaver au grand complet vont découvrir le sous-sol de leurs voisins. Photo ABC Studios

Ça, c’est une jolie reprise ! Avec Family Conference, la comédie de ABC s’offre une première rentrée réussie en combinant tous les éléments qui font son charme. De bon augure pour la suite.

À la télé américaine, il y a deux choses que j’aime beaucoup : les épisodes de reprise (je crois que mon esprit critique est légèrement troublé par le plaisir de retrouver un univers connu) et les histoires qui font interagir tous les personnages d’une série.

Dans cette logique, le retour de The Neighbors avait de fortes chances de me séduire. Mais indépendamment de ça, ce qui m’a vraiment plu dans Family Conference, c’est que c’est une bonne histoire. Le genre d’histoire qui met en valeur tous les différents aspects de la série.

Ce que l’épisode raconte ? Les Weaver et leurs voisins découvrent que Reggie Jackson et Amber sortent ensemble. Chez les Zabrovniens comme chez les humains, la circonspection est de mise. Que doivent dire, que doivent penser les adultes face à cette situation ? Si cette nouvelle renvoie Jackie aux difficultés qu’elle a à communiquer avec sa fille, Larry Bird et Jackie Joyner-Kersee décident de convoquer une conférence sur la famille réunissant toutes les parties concernées.

Quand les Zabrovniens organisent le Grenelle de la famille, ça vaut le détour. Photo ABC Studios

Family Conference remet au centre de l’épisode l’argument de départ de la série -la cohabitation d’une famille humaine avec des voisins venus d’une autre planète- tout en le faisant passer à un autre niveau. Réunies dans un étonnant bunker souterrain, les deux familles échangent devant un super-ordinateur qui explore les conséquences d’une union Amber/Reggie, notamment d’un point de vue génétique… Et pour le coup, c’est vraiment drôle.

Mais The Neighbors, c’est aussi une solide comédie familiale. Une comédie où tout ne se termine pas à coups de câlins mais où les émotions suscitées sont très justes et bien amenées. Cette fois-ci, le plus joli passage est offert au téléspectateur par la petite Abbie Weaver. Silhouette discrète la saison dernière, elle bénéficie d’une jolie scène lorsqu’elle parle des treize expressions que l’on peut lire sur le visage de sa sœur aînée. C’est bien écrit, bien joué et ça marche.

La série, enfin, est une savoureuse machine à clins d’œil. Cette fois-ci, au milieu de dialogues toujours très efficaces, les auteurs nous gratifient d’un savoureux hommage à Haute Voltige qui met Toks Olagundoye à l’honneur. Comme elle en a pris l’habitude, l’actrice offre une nouvelle fois une prestation impeccable, pendant que Simon Templeman fait le boulot et que Ian Patrick (Dick Butkus) rend percutantes ses rares interventions.

Authentique épisode choral qui met Amber, Reggie, leur relation et son avenir sur le devant de la scène, Family Conference séduit par son aptitude à établir une hiérarchie des personnages au service du récit, tout en tirant complètement partie de la distribution. Si la saison 2 reste dans cet esprit, on ne va pas s’ennuyer.

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