On a vu… Ride Forever, le docu sur Due South

On a vu… Ride Forever, le docu sur Due South

Paul Gross revient sur quatre années d’aventure.

Il y a des jours où pondre un billet pour cette rubrique peut sembler particulièrement long. Pas d’idées, peu d’actu qui donne envie de revenir dessus. La chasse au sujet devient alors compliquée. Dans ces cas-là, le plus simple, c’est de farfouiller dans les archives. Avec un peu de chance, vous en sortirez une pépite.

Cette semaine, c’est justement le cas. J’ai pris une petite heure pour me plonger dans un documentaire dont un de mes amis m’avait donné le lien. Le titre : Ride Forever, un film réalisé en 2006 et qui revient sur les quatre saisons de Due South, formidable buddy series avec laquelle plus d’un d’entre nous a grandi (en France, on l’appelle Un tandem de choc).

Non content de retrouver l’ambiance de la série (et sa musique inoubliable), les fans auront le bonheur de découvrir toutes les anecdotes qui ont émaillé la production de la comédie policière de Paul Haggis. La façon dont David Marciano (Ray Vecchio) a failli lâcher l’affaire avant l’audition, les deux annulations de la série par CBS, l’intégration du personnage de Fraser Sr. dans l’histoire – qui n’était pas prévue au départ et donna lieu à des « conversations merveilleusement idiotes sur ce qu’un fantôme pouvait ou ne pouvait pas faire »-… Les retrouvailles sont très agréables. Et fort instructives.

Ride Forever permet aussi de revenir sur les changements de casting, saison après saison : du départ de Daniel Kash (Luis Gardino) au remplacement de David Marciano par Callum Keith Rennie dans le « rôle » de Vecchio (le changement le plus casse-gueule… mais qui fut finalement bien géré). Il est aussi beaucoup question de costumes et des défis imposés à Paul Gross, l’acteur principal : qu’il s’agisse de l’enfer de tourner en costume d’agent de la police montée canadienne ou du tournage de Some Like it Red, mémorable épisode dans lequel Fraser doit se faire passer pour une femme une large partie de l’histoire. Sans oublier un mot sur le final (faites gaffe aux sept dernières minutes, si vous détestez les spoilers).

Si on peut évidemment regretter l’absence de Paul Haggis parmi les gens qui témoignent, Ride Forever n’en demeure pas moins un excellent documentaire. De ceux qui vous font replonger avec bonheur dans les dimanches d’une autre décennie. Et ça, sans passéisme aucun : c’est juste un authentique bonheur. La vidéo étant accessible en ce moment sur YouTube, on vous recommande de ne pas la manquer.

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