EN ATTENDANT… LA SAISON 2 D’HOMELAND

EN ATTENDANT… LA SAISON 2 D’HOMELAND

Ce dimanche elle revient aux USA. C’est qui, elle ? Juste la meilleure série de l’histoire de la télévision (on exagère, mais c’est pour se mettre au diapason) : Homeland. Après une première saison très solide qui a emballée (plus que de raison) les spécialistes séries du monde entier, tous les yeux sont rivés sur Showtime pour savoir si la série sera en mesure de confirmer.

Parce qu’il ne faut pas oublier Damages. La série qui met en scène Glenn Close dans le rôle d’une avocate prête à tout pour gagner avait subit le même traitement lors de sa mise à l’antenne sur FX en 2007. Pareil en France lors de sa sortie sur Canal+. Emballement des journalistes, des suiveurs. Damages était à leurs yeux la meilleure oeuvre de télé de l’année. Pour rappel, la série est morte il y a deux semaines avec sa saison 5, mais tout le monde s’en moque, car dès sa seconde saison (beaucoup moins bonne), tout le monde a oublié la série.

Homeland est en cela très proche de Damages. Elle a fait l’évènement. Au milieu d’une promotion 2011 de nouvelles séries assez terne, elle s’est détachée, clairement, et affichée comme étant une valeur sûre. Aujourd’hui, quand on parle de séries, il est de bon ton de dire qu’Homeland est la meilleure. Depuis la nuit du 23 au 24 septembre, on a même des preuves à avancer : au jeu du qui a gagné, qui a perdu, Homeland a laminé Mad Men aux Emmys, après quatre ans à avoir tout raflé, ou presque.

Est-ce exagéré ? Peut-être. Homeland n’est pas exempte de défauts. Certains épisodes souffrent d’un problème de rythme flagrant, et il y a un passage à vide assez pénible dans le dernier tiers de la saison (épisodes 8 et 9). Pour sa défense, la série peut se targuer d’avoir un casting 5 étoiles, qu’il s’agisse de Claire Danes et Damian Lewis (récompensés aux Emmys sans que ça soit choquant) ou bien du non-nominé Mandy Patinkin. La réalisation, dont le style a été imposé par Michael Cuesta (il avait fait de même sur Dexter), est superbe. L’écriture fait souvent mouche. Avec tous ces arguments, bien sûr qu’elle mérite des louanges. On est plus circonspect face à l’exagération constante. Surtout quand on sait qu’elle peut être suivie d’un rejet complet, puis d’un oubli.

[SPOILER] La saison  d’Homeland racontait une histoire presque bouclée. Seul le destin de Nicholas Brody (Damian Lewis) ne semblait pas clôt. N’ayant pas mené à bien la mission confiée par les terroristes, il passe à une autre stratégie, peut-être plus discrète et plus efficace: la politique. On attend de voir ce que les auteurs vont faire des autres… Parmi les petits nouveaux, on peu noter l’arrivée de F. Murray Abraham (Amadeus au cinéma, et apparu récemment dans un épisode de Louie) dans le rôle d’un agent de la CIA (nommé Dar Adul… y’a que moi pour penser qu’on dirait le nom d’un Jedi ?) qui devrait travailler en collaboration avec Saul (Patinkin).

Au final, ce qu’il faut retenir, c’est qu’une très bonne série revient dimanche soir. Meilleure ou pas que les autres, peu importe.

HOMELAND, saison  (SHOWTIME)

Créée et showrunnée par Howard Gordon, Alex Gansa et Gideon Raff

Basée sur la série Hatufim, créée par Gideon Raff

Avec Claire Danes (Carrie Mathieson), Damian Lewis (Nicholas Brody), Mandy Patinkin (Saul Berenson), Morena Baccarin (Jessica Brody), F.Murray Abraham (Dar Adul)

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