En attendant… la saison 4 de Justified

En attendant… la saison 4 de Justified

Enfin ! Il était temps ! Bon, d’accord, ça fait juste 8 mois que la série n’est plus à l’antenne, mais pour une série qui avait grappillé un mois entre la saison 1 (débutée en mars) et la 2 (en février), puis entre la 2 et la 3 (en janvier), on était donc en droit de l’attendre en décembre. Et non, FX nous la met comme l’an dernier, en janvier… c’est agaçant ces traditions qui se perdent.

Le retour de Raylan Givens est une excellente nouvelle. Déjà parce qu’aucune série ne possède ce ton, bien calé entre la noirceur de son univers et la décontraction d’apparence de ses personnages. L’air de rien, Justified prend aux tripes, et surprend. Elle est aussi, à ce jour, l’une des séries les mieux construites de la télévision américaine. Même lors de ses épisodes moins feuilletonnants, elle arrive, par la qualité de ses personnages, à captiver.

Graham Yost, le showrunner de la série, y fait un travail remarquable. Le canadien, qui, il faut le rappeler, écrivit Speed dans les années 90, a servit avec excellence le matériau d’origine fourni par les personnages créés par Elmore Leonard (l’un des gimmick de la salle d’écriture dirigée par Yost est justement, en cas de problème, de se demander « What Would Elmore Leonard Do? », détournant ainsi le plus célèbre « What Would Jesus Do? »).

Evidemment, Raylan Givens est de retour. Pour Olyphant, ça n’est pas loin d’être le rôle de sa vie. Habité, toujours en colère, mais affichant en permanence un sourire de façade, Olyphant est tellement parfait dans ce rôle qu’on vient à se demander s’il n’est pas pareil dans la vie. Même si on espère que Walton Goggins a bien pris le temps de changer de look depuis sa sortie dans Sons of Anarchy, on est ravis de le retrouver. Le duo est si merveilleux qu’on craint le jour où Givens ne laissera plus Boyd Crowder s’échapper. Il est le Joker de son Batman, le Moriarty de son Holmes, si différents, si proches.

Si Neal McDonough et son flingue à la Taxi Driver ne sont plus de ce monde, d’autres continuent de graviter dans les parages du comté d’Harlan. Ellstin Limehouse (Mykelti Williamson) tient toujours debout, et ce qu’on en a aperçu en saison 3 demande un retour, qui n’aura peut-être pas lieu cette année. Dickie Bennett et ses cheveux seront peut-être de retour, ou pas (Yost est très vague concernant Jeremy Davies. Son coiffeur aussi).

Ceux qui restent, par contre, sont Raymond J. Barry, qu’on pourra voir à nouveau déborder d’amour paternel envers Raylan. Et donc Goggins. Qui, au vu de la bande-annonce plus bas, va être embringué dans une histoire d’église. Boyd Crowder prédicateur dans une église avec des serpents et des gens en transe ? On salive d’avance.

Au rang des nouveautés, du très très bon. Ron Eldard débarque en ancien militaire qui possède des liens avec Boyd. Et on est ravis de revoir Eldard, acteur solide qui fut surtout en avant dans les années 90 (ER, The Last Supper, Sleepers, Bakersfield PD avec Giancarlo Esposito…). Et, cerise sur le gâteau, l’excellent Patton Oswalt va jouer le rôle d’un beauf embaûché pour surveiller la maison du père de Raylan.

N’en jetez plus, l’événement télé du début de l’année est là, et on espère qu’il sera à la hauteur des saisons précédentes. Juste histoire de pouvoir continuer à dire en soirée « quoi ? Tu regardes pas Justified ? » avec un ton bien dédaigneux.

JUSTIFIED, saison 4 (FX)

Créée et showrunnée par Graham Yost

Avec : Timothy Olyphant (Raylan Givens), Walton Goggins (Boyd Crowder), Nick Searcy (Art Mullen), Joelle Carter (Ava Crowder), Jacob Pitts (Tim Gutterson), Erica Tazel (Rachel Brooks), Patton Oswalt (Constable Bob), Raymond J. Barry (Arlo Givens), Ron Eldard

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