Salon du livre de Paris 2015 : Jour 1

Salon du livre de Paris 2015 : Jour 1

Ce week-end, le Daily Mars est au Salon du Livre de Paris. Entre interviews, louvoyage entre les stands, pause devant les cosplays, il faut survivre au Pavillon 1 de la Porte de Versailles. Ah, et au fait. C’est aussi une première.

Samedi. Un salon. Des auteurs. Du monde.

Samedi. Un salon. Des auteurs. Du monde.

Une première fois au Salon du livre de Paris, c’est déjà se gourer de Pavillon. Parce qu’on a mal lu son carton, on se retrouve devant le Salon du tourisme, on se dit qu’on s’est planté. On se dépêche et là, on voit la foule.
Il est 9h30, les portes ouvrent d’ici 30 minutes. Une éditrice belge parle avec son auteur, les exposants à la bourre arrivent en courant, votre serviteur sort son cahier (où elle a bien écrit ses rendez-vous, les heures, les questions à poser etc…), son appareil photo. Voilà. Les portes s’ouvrent.

Une toupie. Imaginez une toupie, qui saute partout, voit des livres à perte de vue, des exposants qui ont le sourire, des stands colorés et pastels, des maisons d’éditions étrangères, le Qatar a vu les choses en grand alors que s’exposent de nombreux auteurs du bassin du Congo. Des maisons d’éditions de littérature fantastiques dont on a jamais entendu parler, alors que Milady a préféré enfermer un livre dans une cage dorée… Bref, le Salon du livre. Un supermarché, une bibliothèque, une liste des choses qu’ils nous restent à lire mais on se demande bien si on aura jamais le temps.

Crédit Déborah Gay / Le Daily Mars

Crédit Déborah Gay / Le Daily Mars

Le début de la matinée est plutôt tranquille. Il s’agit de découvrir le salon, se promener d’un étal à l’autre, il y a presque trop de richesse, trop de roman qui susurrent leurs histoires à vos oreilles. Et puis, là, un mouvement de foule près du stand Glénat. Swolfs est-il arrivé ?
Non, c’est François Hollande, qui fait le tour. Impossible d’approcher, les stands dont il s’approche sont vite submergés, et tentent de vendre leurs livres à ceux qui se dressent sur la pointe des pieds dans l’espoir de voir la personne présidentiel. Le bruit court que Fleur Pellerin est là aussi, mais impossible de vérifier l’information.

 

Amélie Nothomb et le Petit Journal. (Crédit : Déborah Gay / Le Daily Mars)

Amélie Nothomb et le Petit Journal. (Crédit : Déborah Gay / Le Daily Mars)

Bref, le temps de me faire « emprunter » mon carnet lors d’un passage aux toilettes (oui, oui, apparemment, un mal étrange flotte sur le festival : des carnets à spirales, reliés, disparaissent. Théorie 1 : le fantôme d’un auteur, qui recherche éternellement du papier. Théorie 2 : les chapardeurs espèrent tomber sur un manuscrit. Ne vous lavez donc pas les mains en le laissant sur le rebord du lavabo), l’après-midi approche.
À travers la travée, avance, royale Amélie Nothomb, seule, tranquille et avec son grand chapeau. Elle sonne l’hallali.
Le temps pour elle de s’installer à sa place de dédicace, la foule se presse tout autour pour des photos, les uns derrière les autres pour ceux qui veuillent une dédicace. Elle pleure dans les bras d’une femme en s’exclamant : « Nous sommes amies! ».

Dans une autre travée, Bernard Werber est plus tranquille, mais les couloirs sont pleins. Samedi après-midi, le point culminant du salon. Entre paradis et enfer : tous les auteurs sont là, mais impossible de marcher sans se cogner les uns aux autres. Qui a dit que les enfants ne lisaient plus ? Ils attendent, sagement, et nombreux, devant Marie Pavlenko. Les (jeunes) amateurs de BD attendaient eux devant le stand des LégendairesIl y a des conférences dans tous les coins, France Inter fait une émission en direct…

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L’art de la dédicace (Déborah Gay/ le Daily Mars)

Là, une interview avec Titiou Lecoq, qui se tient les cheveux sur le haut du crâne en parlant, derrière le stand du Diable Vauvert (vite en caler un autre avec Ayerdhal) puis Violette Cabesos (Albin Michel), qui partage ses souvenirs des soirées grenobloises. Une pause, à écouter la conférence sur les Transhumains à laquelle participe Jean-Claude Ameisen. Puis un rendez-vous avec le Belge Swolfs, pour la sortie, 14 ans après, du volume 7 du Prince de la Nuit (éditions Glénat). Un coup de fil, chouette, Bertrand Gatignol et Hubert ont pu se libérer pour un moment (Petit, éditions Soleil). Tout ça, bien entendu, à venir sur le site.

Alors, une journée, oui, à courir partout, à voir que les gens aiment lire, aiment rencontrer leurs auteurs. Un moment de recueillement devant le stand de la Tunisie, dont les murs de toile s’ornent de messages de soutien. Les auteurs moins connus prennent le temps de parler, les éditeurs présentent leurs derniers ouvrages. L’édition numérique se fait une place. La question des droits des auteurs se fait par petites touches, au fond. En espérant enfin être réglée.

(Programme du dimanche : ouverture de la chasse au Maxime Chattam. Souhaitez-moi bonne chance.)

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