San Diego Comic Con : Preview Almost Human

San Diego Comic Con : Preview Almost Human

Note de l'auteur

Pendant que la rédac séries du Daily Mars est en mode quasi-vacancière, on a la chance d’avoir un intérimaire de choc. Pendant 4 jours, ce très cher Lord-of-Noyze, parti à la Comic Con de San Diego, nous fait l’immense honneur de nous abreuver de papiers sur la plus grande convention au monde (c’est pas une provoc, pour l’instant c’est un fait). Et on commence tout de suite avec une preview d’une série estampillée JJ Abrams (mais quoi ne l’est pas de nos jours : Almost Human)

Karl Urban

La Comic-Con de San Diego, c’est un peu la terre sacrée des geeks de tout poil, et tout le monde n’a qu’une envie en franchissant les portes du Convention Center : aller découvrir les stands, animations et autres produits exclusifs dans le parc d’expositions. C’est pourquoi quelques chanceux munis de badges spéciaux peuvent accéder, chaque année, à la PreviewNight la veille du démarrage officiel de la Con. Le but ? Pouvoir découvrir avant les autres tous les stands, et mettre le grappin sur quelques perles rares, que ce soit des figurines, des éditions limitées de comics, ou encore des posters.

Mais devant l’affluence de cette Preview Night, le mercredi soir, la Warner propose depuis trois ans à ceux et celles qui le souhaitent de venir assister à des projections en avant-première de pilotes. Un autre moyen de fuir la cohue tout en gardant un peu d’avance sur le reste du monde, et notamment sur les panels consacrés à ces séries, qui interviennent plus tard dans la semaine. L’an dernier, c’était le pilote de Revolution qui était proposé. Cette année, c’était au tour de trois pilotes de la CW, The 100, The TomorrowPeople, The Originals (le spin-off de Vampire Diaries), et un de la FOX, Almost Human. Justement, dans le cas de ce dernier pilote, ça vaut quoi ?

Qui est à la manœuvre ? Almost Human est une nouvelle série produite par Bad Robot et JJ Abrams. La société maintient ainsi sa présence sur la FOX après l’arrêt de Fringe. C’est justement le showrunner de la dernière saison de Fringe, JH Wyman, qui a proposé cette série.

Avec ? Karl Urban, le McCoy du Star Trek vu par un certain Jeffrey Jacob Abrams, Michael Ealy (Sleeper Cell, actuellement dans Wes & Travis sur M6), Minka Kelly (Friday Night Lights), Lili Taylor (Six Feet Under).

Michael Ealy

Ca raconte quoi ? Dans un futur proche, alors que les chiffres des actes de délinquance ont explosés et que les services de police sont dépassés, chaque policier se voit attribuer un androïde afin de l’assister dans sa tâche. John Kennex fait partie de l’élite de son service, mais lors d’une opération qui tourne mal, il est amputé d’une jambe. Il revient dans le service, en dissimulant le fait qu’il s’est fait greffer une jambe bionique. Peu enclin à travailler avec les androïdes , il s’en voit adjoint un, Dorian, qui n’est pas comme les autres : il a des capacités émotionnelles plus développées, entre autres, ce qui lui a valu une mise au placard. Ensemble, leur première affaire va impliquer un gang assez nihiliste dans ses méthodes…

Les cinq choses à retenir du pilote
1. L’univers d’anticipation est abouti. Nous sommes bien projetés dans un futur où la technologie est devenu une arme comme les autres. Brad Anderson, réalisateur de The Machinist et de quelques épisodes de The Killing, prouve qu’il sait très bien gérer le suspense et l’action, ce qui donne lieu à des séquences très convainquantes, notamment avec une attaque de grande ampleur.

Un duo qui fonctionne

2. L’alchimie entre Karl Urban et Michael Ealy fonctionne plutôt bien. On sent qu’Almost Human a été bâti comme une variante science-fiction sur la dynamique des « buddy cops ». Les oppositions des personnages, leur incompréhension mutuelle qui va se régler dans la face d’évènements où l’un sera amené à sauver la vie de l’autre : tout cela a été vu et revu à toutes les sauces. Reste que le charisme de Karl Urban face à un Michael Ealy assez bon arrivent à tenir l’intérêt sur la durée du pilote. Le capital sympathie accordé à l’un et l’autre, surtout Ealy qu’on a connu meilleur dans Sleeper Cell, doit y faire pour beaucoup.

3. Les personnages féminins font tapisserie. Lili Taylor etMinka Kelly ont su prouver leurs compétences ailleurs, mais Wyman les relègue en second plan dans des rôlesclichetonnants au possible. Il n y a pas grand-chose à dire du personnage de Lili Taylor, la supérieure bienveillante qui réintègre John dans la police ; et encore moins de celui de Kelly, cantonnée à des scènes d’exposition ou de progression d’enquête. S’il manque une jambe à John, il manque des personnages féminins solides pour qu’Almost Human tienne debout. Surtout lorsque l’ex-femme de John, portée disparue, n’est vue que dans des vidéos guimauve avec un sourire béat…

Un ensemble pas assez homogène

4. Le multiverse de Fringe n’est jamais bien loin. C’est le côté policier qui prend le dessus dans Almost Human, avec une cyber-resucée du multiverse de Fringe pour donner le côté science-fiction. On n’oublie jamais que l’on voit un procédural avec un cyber-twist, et cela ne fait jamais décoller le pilote. Dommage.
5. La série est beaucoup plus accessible que Fringe. Alors que la précédente série de JH Wyman a fait sa réputation sur le bizarre, l’humour, les faux-semblants et les univers parallèles, Almost Human semble une affaire bien moins ambitieuse. On se rapproche peut-être plus de Person Of Interest dans le côté « enquête de la semaine », et les propriétés des androïdes ne sortent jamais du lieu commun. Bref, Almost Human a pour lui de l’action et des effets spéciaux très convaincants, un tandem d’acteurs qui a fait ses preuves, mais un supplément d’âme et d’étrange manquent à l’appel.
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