San Diego Comic-Con : Preview «The 100»

San Diego Comic-Con : Preview «The 100»

Note de l'auteur

Pendant que la rédac séries du Daily Mars est en mode quasi-vacancière, on a la chance d’avoir un intérimaire de choc. Pendant 4 jours, ce très cher Lord-of-Noyze, parti à la Comic Con de San Diego, continue de nous abreuver de papiers sur la plus grande convention au monde (c’est toujours pas une provoc, pour l’instant c’est un fait). Après Almost Human, c’est au tour de The 100 de passer sous son oeil aguerri.

Tout droit réservé à Warner Bros. Television

La saison prochaine, la CW va dévoiler sans doute sa grille la plus ambitieuse de sa courte existence. Les teenagers et le côté soap restent toujours dans l’ADN des séries, mais le virage est maintenant prononcé vers le drama historique (Reign), ou la science-fiction, comme The Tomorrow People ou encore The 100, programmé pour la mi-saison.

Qui est à la manœuvre ?

Un petit nouveau, Jason Rothenberg, qui a très peu de crédits à son actif. Il sera rejoint par un tandem de scénaristes vétéran pour concevoir les 13 épisodes commandés, Sarah Craft et Elizabeth Fain (Dollhouse).

Avec qui ?

Eliza Taylor est le personnage principal, Clarke Walters. Pas mal de têtes inconnues, excepté peut-être Marie Avgerpoulos (Cult). Côté adultes, beaucoup de têtes connues : Desmond de Lost himself, Henry Ian Cusick, Paige Turco de Person of Interest, Kelly Hu (Arrow), et Alessandro Juliani (Gaeta dans Battlestar Galactica). Sans oublier le comeback d’Isaiah Washington (Grey’s Anatomy).

Tout droit réservé à Warner Bros. Television

Ça raconte quoi ?

Il y a près d’un siècle, l’humanité a été décimée par une apocalypse nucléaire. Seuls survivants : les habitants de douze stations spatiales en orbite de la Terre. Celles-ci se réunissent et forment l’Arche (The Ark). Mais lorsque les ressources s’amenuisent et l’accroissement de la population à bord atteint un niveau critique, décision est prise de vérifier si la Terre est à nouveau habitable. Un groupe de 100 prisonniers, jeunes et incarcérés pour divers délits, est envoyé en éclaireur…

 

Les 5 choses à retenir du pilote.

1. L’exotisme, ça fait mouche.
La Terre redevenue vierge mais dangereuse, on a déjà vu ça, par exemple dans Terra Nova. Mais The 100 arrive à nous vendre cette impression de redécouverte d’une planète désertée, et de repeuplement sans (trop) basculer dans le cliché. On a ainsi une réalisation plutôt belle, et (pour l’instant) pas peuplée du bestiaire hostile d’un After Earth.

2. Pas de têtes à claque chez les cent  « têtes brûlées ».
La jeune Eliza Taylor est censée porter le pilote sur ses épaules, et s’en acquitte à merveille. Son personnage de blonde plutôt futée, arrachée à sa famille mais ayant étudié la Terre mieux que quiconque à bord de l’Arche, donne envie de revenir pour le deuxième épisode. L’éclaireuse de The 100, c’est elle. Au sens littéral. Dans les acteurs masculins, on n’est pas forcément dans le registre « gravure de mode ». Les « bad boys » ont du charisme à revendre, mais s’avèrent plutôt intéressants et développés dans le pilote.

Tout droit réservé à Warner Bros. Television

3. À bord de l’Arche, les conflits internes font rage.
Le focus du pilote est mis sur les adolescents chargés de recoloniser la Terre. Mais ils sont censés être suivis à bord de l’Arche de près, et cela crée pas mal de conflits assez peu développés, ce qui est bien dommage. Nul doute que la belle brochette de têtes connues du petit écran est un atout de The 100, mais leur passé est à peine effleuré dans ce pilote.

 

4. Rien de plus dangereux qu’une créature sous-marine mal fagotée.
Pour représenter la nature post-nucléaire, The 100 bascule dans des scènes d’action ridicules, et dignes d’un téléfilm SyFy. La baigneuse rebelle capturée par une grosse anguille, c’est aussi ridicule sur le papier qu’à l’écran. On mettra ça sur le compte des erreurs de jeunesse, comme le twist final, très Lost-ien.

5. Le cahier des charges de la CW est rempli.
Romance spontanée, dialogues d’adolescents en mal d’affranchissement : clairement, les aspects les moins intéressants de The 100 sont ceux qui le font entrer dans le moule des autres séries de la chaîne. Mais la proposition d’univers et la mythologie naissante restent assez intéressants pour valoir une recommandation.

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