#SemaineFirefly : les coulisses 4/7

#SemaineFirefly : les coulisses 4/7

Pour ce 4ème épisode, penchons-nous sur les intrigues avortées pour cause d’annulation ainsi que sur quelques anecdotes de tournage.

Inara dans « Shinding » (FOX)

La véritable raison de la présence d’Inara à bord de Serenity, et donc la raison de sa fuite de la Guilde, est en fait une maladie incurable. Cette clé de compréhension éclaire beaucoup de ses réactions lorsqu’on revoit les épisodes, telles que sa gêne à évoquer la visite médicale qui oblige l’équipage à rester quelques jours sur « Ariel », ses réponses évasives à Nandi pour expliquer qu’elle s’acoquine avec des hors-la-loi dans Heart of Gold et son comportement de fuite en général. Plusieurs fois, la série rappelle combien Inara était respectée au sein de la Guilde notamment parce qu’elle démontrait des aptitudes qui auraient dû la mener très haut dans la hiérarchie. Sa présence à bord de Serenity n’en est que plus intrigante. Cette condamnation à mort explique également son refus de s’attacher à Mal ainsi que l’annonce de son départ à la fin de la série.

 

 

Jayne dans « The Message » (FOX)

Joss Whedon a été formel : dans Firefly, les personnages qui portent un couvre-chef sont des bad guys. Et oui, Jayne porte un bonnet. Tirez-en les conclusions qui s’imposent. C’est Adam Baldwin qui a imposé à Tim Minear (co-producteur exécutif) le choix de ce bonnet, que tous trouvaient vraiment trop ridicule pour le personnage. Il est devenu un signe de reconnaissance entre Browncoats (malgré les manœuvres légales de la FOX qui a essayé de les faire interdire ! Parce qu’on n’est pas à une indécence près…).

 

Ron Glass en Book (FOX)

Dans The Shepherd’s Tale (le comics écrit par Zack Whedon sur les grandes lignes données par son grand frère), on apprend enfin le passé de Book que la série n’a pas eu le temps de développer. Il s’agit en fait d’un nom d’emprunt pour celui qui a été infiltré pendant plusieurs années dans les hauts rangs de l’Alliance afin de renseigner les Indépendantistes. L’Alliance lui doit une défaite monumentale et il a sur la conscience la mort de plusieurs milliers de soldats, dont il a orchestré le massacre au nom de la lutte pour l’Indépendance. C’est ce qui explique que l’Alliance le prenne immédiatement en charge après la balle perdue reçue au début de Safe : une simple vérification de ses papiers suffit à le considérer comme prioritaire, vu que sa véritable identité n’a jamais été découverte par les autorités.

 

Blue Sun était partout. Comme toutes les séries de Whedon, Firefly gagne à être revue du fait de ses indices disséminés dès le pilot et qui ne prennent sens que rétrospectivement. Le thème de la conspiration était présent dès Serenity (et repris sous une forme simplifiée dans le film) avec l’omniprésence dans les décors du symbole « Blue Sun ». Les « accès de folie » de River sont ainsi souvent compréhensibles à l’échelle de l’épisode ou de la saison, si l’on s’en donne la peine. C’est le cas de l’agression contre Jayne au début d’Ariel : si River se jette sur lui avec un couteau et lui taillade le torse (« le rouge lui va mieux »), c’est parce qu’il porte un t-shirt… « blue sun ». Le logo de la corporation (sorte de GAFA du futur mais politisé et militarisé) est visible dans un épisode sur deux au moins.

Adam Baldwin en Jayne dans « Ariel » (FOX)

 

Autre message subliminal, un Han Solo figé dans la carbonite a été caché dans chaque épisode… !

Vous pouvez en retrouver certains ici.

Un Han Solo derrière Kaylee dans « The Message » (FOX

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