Série Series : Gros plan sur Hollands Hoop (Pays-Bas)

Série Series : Gros plan sur Hollands Hoop (Pays-Bas)

Fokke, un héros un peu au bout du rouleau.

Fokke, un héros un peu au bout du rouleau.

La recette de cette nouveauté hollandaise ? Une crise d’identité explorée entre rire et larmes avec une grosse pincée de Breaking Bad. Pour apprécier, il faut aimer le mélange des genres.

La série en quelques mots

Psychiatre medico-legal au bout du rouleau, Fokke apprend à la mort de son père qu’il hérite de la ferme familiale. Alors que sa propre famille part en lambeaux, il tente de recoller les morceaux en retournant là-bas avec sa femme et ses enfants. Là-bas, tout va de mal en pis… jusqu’à ce qu’il découvre que la ferme fait pousser du cannabis. Beaucoup de cannabis.

La rencontre en quelques mots

Le scénariste Franky Ribbens et son épouse, la réalisatrice Dana Nechushtan, sont venus présenter ce projet avec Marcel Hensema (l’acteur principal) et Marina Blok, à la tête du département drama de la NTR, qui diffusera la série à la rentrée. La saison est composée de 8 épisodes de 50 minutes.

Ce qu’il fallait retenir de ce rendez-vous

1. Le récit de Hollands Hoop, c’est une série de poupées russes emboîtées les unes dans les autres. Prenez un homme en crise. Placez-le dans un univers sous tension (la psychiatrie carcérale). Confrontez-le à un drame intime (la mort de son père, qui le battait). Elargissez le champ narratif à une famille en plein questionnement (une femme qui veut divorcer, un fils qui aime la fumette et a du mal à parler avec son père).

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Kim Van Kooten joue l’épouse de Fokke.

Placez ce petit monde (en fin d’épisode) face à une situation très Breaking baddesque… et vous obtenez Hollands Hoop. Ca fait beaucoup, dans un épisode où le ton oscille toujours entre rire et gravité. Cela peut surtout impacter votre appréciation du projet. A la fin du premier épisode, nous, nous étions plutôt partagé.

2. Un paradoxe hollandais en pleine lumière. Le rapport que la Hollande entretient avec le cannabis est très particulier. Oui : c’est le pays des coffee shops… mais il faut savoir que les responsables de ces « cafés fumette » n’ont pas le droit d’acheter du cannabis : c’est illégal. Tout comme il est interdit de cultiver plus de cinq plans à titre individuel. Un paradoxe au cœur de la société qui peut donner un vrai terreau narratif à la série.

3. Un budget tout petit. Pour produire la saison 1 de Hollands Hoop, Ribbens et Nechushtan n’avaient que 3,2 millions d’euros. Pour huit épisodes correctement fichus. Le rapport qualité/prix est assez épatant.

4. D’autres chiffres. La saison 1 de Hollands Hoop, ce sont quatre années de travail (dont deux ans et demi d’écriture) et 80 jours de tournage. Tous les épisodes ont été écrits par Ribbens, qui songe à travailler avec des collaborateurs s’il y a une saison 2.

5. La Hollande, l’autre pays de la crise de nerfs ? L’an dernier, le festival présentait According to Robert, où ce sujet était déjà au cœur de l’histoire. C’est à croire que les Hollandais aiment l’introspection. Ca change en tout cas de la version originale de Workingirls.

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