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Série Series : Gros plan sur la conférence « Le Monde des séries, les séries dans le monde »

Série Series : Gros plan sur la conférence « Le Monde des séries, les séries dans le monde »

Doctor Who SP 50 ans - Affiche

« The Day of the Doctor », un des très grow succès de 2013.

Un tour de l’Europe des fictions en 60 minutes montre en main, chiffres à la clef : voilà ce qui était proposé lors du premier rendez-vous du festival.

C’était quoi, ce rendez-vous ?

Le monde des séries, les séries dans le monde ouvrait le festival en proposant un tour des enjeux de la production audiovisuelle en 2014, non sans esquisser les tendances fortes du moment.

C’était avec qui ?

Sahar Baghery, directrice du pôle Formats et Contenus TV de EuroData TV Worldwide.

Ce qu’il faut retenir de cette rencontre

1. La fiction télé européenne est en forme. Alors que chaque téléspectateur a passé 3H14 devant un écran en 2013, en Europe, ce chiffre monte jusqu’à 3h54. Sur cette durée moyenne, 42% des programmes européens visionnés sont des fictions (4% de plus par rapport à 2012). 61% de ces fictions sont des séries. Un chiffre qui monte jusqu’à 84% si on intègre les soap opéras.

2. La production locale en force. Derrière les vénérables Tatort (Allemagne), Dom Matteo (Italie) ou Good Times Bad Times (Pays Bas), les nouveautés ont le vent en poupe, notamment en Italie où huit séries lancées sont entrées directement dans le top 15 des audiences l’an dernier, à l’image de Braccialetti Rossi. The Widower et The Smoke en Angleterre, Velvet en Espagne ou The Legacy au Danemark ne sont pas en reste. Diffusés sur des grandes chaînes, ces succès viennent compléter l’offre de canaux moins « populaires ». Celles-ci formulent des propositions différentes, comme Soder Om Folkungagatan, sur Kanal 5 qui a multiplié par 2,5 l’audience moyenne de la chaîne.

3. Le policier/procédural toujours devant. Avec 37%, le genre truste la première place des fictions européennes. Il devance les drama en général (25%) et le Period Drama (19%). Un quatuor qui devance le trio comédies/sitcom (8%) le Soap opéra (6%) et le thriller (4%).

4. Le Royaume-Uni, roi des exportations. Ce n’est pas nouveau mais c’est une évidence qui se porte bien : le Royaume-Uni reste le deuxième exportateur mondial de séries. Derrière le rouleau-compresseur Doctor Who (The Day of the Doctor, épisode célébrant le 50e anniversaire de la saga, a été dans 94 pays), Downton Abbey est dans le top 15 séries de douze pays. Mais la Turquie (The Magnificent Century, dans le top 15 de 17 pays) et le Danemark (avec The Killing) ont une jolie carte à jouer.

Penny-dreadful

5. Les coproductions sont toujours dans le coup. Avec les coproductions, le postulat est de mélanger le local au global, pour trouver une forme du succès : « Il ne faut alors pas seulement inventer un univers mais imaginer une promesse de fiction qui martèle la marque d’une série », note Sahar Baghery. Un principe qui donne des séries comme Gomorrah ou Penny Dreadful. Mais qui donne aussi des projets comme La Transporteur : la série qui, outre les bonnes audiences françaises, cartonne dans les pays de l’Est.

6. … tout comme les adaptations aussi. Le phénomène, mondial, touche évidemment l’Europe au sens large. Parmi les productions qui font parler d’elles, on peut citer les versions turques de The OC et de Revenge ou encore It’s always sunny in Moscow, cousine de la version américaine de FX.

7 « TV is changing ». Avec la montée en charge de la télé de rattrapage (6 millions ont vu le Christmas special 2013 de Doctor Who via sa programmation « classique », avec le replay, on passe à 12 millions), avec le développement des dispositifs de streaming qui proposent des séries originales ou leur offre une durée de vie supplémentaire (comme Ripper Street, avec Amazon), le paysage continue sa mue. Un changement rivé à l’évolution des habitudes de consommation des téléspectateurs.

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