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Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Parade’s End (Grande-Bretagne)

Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Parade’s End (Grande-Bretagne)

Rebecca Hall et Benedict Cumberbatch. Photo Nick Briggs

Adaptation d’un roman réputé inadaptable, le period drama avec Benedict Cumberbatch (Sherlock) dans le rôle principal, revisite le principe de la petite histoire dans la grande en racontant une histoire de triangle amoureux au début du XXe siècle. Une série très belle mais franchement froide.

La série, côté histoire

Sur fond de Première Guerre mondiale, l’histoire d’un triangle amoureux entre le rigide Christopher, son épouse frustrée Sylvia et la suffragette Valentine qu’il s’interdit d’aimer.

La série, côté coulisses

Prestigieuse coproduction liant HBO et la BBC, Parade’s End est une mini-série de six fois quarante-cinq minutes. L’adaptation de l’oeuvre de Ford Madox Ford a été confiée au scénariste Tom Stoppard (Brazil, Billy Bathgate, Shakespeare in love).

Les quatre choses que l’on a retenues de la projection

1. Visuellement, c’est superbe. Portée par un vrai souci du détail, dans les décors comme dans la mise en images, Parade’s End offre une belle reconstitution de la vie en Angleterre du début du siècle dernier. La réalisation, portée par Susannah White (Generation Kill) permet en outre de découvrir de magnifiques paysages.

2. Un triangle amoureux bien développé. La force des deux premiers épisodes de Parade’s End, c’est de ne négliger/caricaturer personne dans le triptyque Christopher/Sylvia/Valentine. Après 20 premières minutes d’exposition assez lourdes, cette partie de l’histoire est sans aucun doute la plus intéressante.

3. L’impression d’être face à une production surtout clinquante. Aussi belle soit-elle, la minisérie manque tout de même de chaleur. On a du mal à se laisser embarquer. C’est comme si Stoppard, complètement investi dans l’adaptation de l’oeuvre originale, privilégiait la performance au développement d’une certaine empathie pour les héros.

4. Une rencontre avec l’auteur un peu décevante. Est-ce que la fatigue se fait sentir chez les Martiens ? Est-ce que l’invité vedette n’était pas spécialement enthousiaste à parler travail à la télévision ? Difficile de répondre… mais le fait est que l’échange post projection avec Tom Stoppard n’aura pas franchement permis de connaître les secrets de fabrication de  la mini-série. On a parlé scénario, théâtre, cinéma… mais du côté des strapontins, on est plusieurs à être resté sur notre faim.

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