Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur QI, saison 2 (France)

Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur QI, saison 2 (France)

Première série de 26 minutes développée pour les chaînes du bouquet Orange, la comédie qui met en scène Alysson Paradis et Jérome Daran signait son retour sur les écrans pendant le festival. Au programme : on repart avec (presque) le même casting et on laisse de côté la philo pour la spiritualité.

La série, côté histoire

Après une saison 1 où elle a tenté de passer du porno à la philo, Karine, également connu sur le pseudo de Candice Doll dans le milieu du cinéma pour adultes, poursuit sa quête de l’extase dans un domaine où les questionnements sont moins nombreux : la religion. Pendant ce temps, ses parents essaient de développer leur club libertin, alors que Franck, l’ex-petit ami de Candice, réoriente sa carrière vers le tournage de pornos gay.

La série, côté coulisses

On prend les mêmes et on recommence ? C’est presque ça : Nikita Lespinasse, qui jouait la copine hardeuse de Candice, est partie. Elle est remplacée par une véritable ex-actrice porno, Angell Summers, qui joue la nouvelle petite amie/nouveau pari de Franck Maccione. Sinon, Olivier De Plas est toujours au scénario et à la réalisation du projet (qu’il développe depuis le départ). Bonne nouvelle : le générique raté a disparu.

Les cinq choses que l’on a retenues pendant la projection

1. La série fait rire et ça s’entend dans la salle. A une époque où les chaînes proclament que l’humour c’est segmentant, ça fait plaisir d’entendre le public répondre à l’unisson à une série télé. Les échanges entre Franck et le professeur de philo sont particulièrement croustillants. Les projections publiques, ça sert aussi à ça.

2. Le diffuseur n’est pas intervenu dans l’écriture. Confession d’Olivier Deplas à la suite de la diffusion des 3 premiers épisodes de la saison, il a écrit cette saison assez rapidement cartout est allé très vite après la saison 1. Les acteurs recevaient leurs textes, 3 jours avant le tournage. Pas avant. Et la chaîne dans tout ça me direz-vous ? Pourtant les diffuseurs en France valident tous les scénarios, non ?! Apparemment ce n’est pas le cas d’OCS, ils valident le séquencier pour le reste, ils font confiance aux auteurs. C’est peut être qui fait de Q.I. un tout assez cohérent.

3. Plus de moyens, ça se voit. L’équipe n’a pas manqué de le dire, la saison 2 a eu plus de moyens. Toute proportion gardée, ça reste une faible augmentation, mais ça a permis à l’équipe de prendre plus de temps pour l’écriture, pour la préparation, les repérages, l’installation… et curieusement ça se voit à l’écran. La lumière est plus travaillée que dans la saison 1, davantage de plans larges et moins de caméras à l’épaule, c’est beaucoup plus agréable à regarder.

4. Après la philo, la religion et ensuite, la sidérurgie (vanne piquée à Dominique Montay) ? Alors que l’opposition pornographie/philosophie offrait un contraste intéressant, on peut trouver l’opposition religion/ pornographie, un poil grotesque. Les scénaristes ont dû le sentir, puisqu’au fil de la saison, Carine découvre aussi les sciences. Que restera-t-il à Candice dans la saison 3 ? La saison 3 serait en écriture d’après Olivier De Plas « J’ai de la matière à raconter pour au moins 3 saisons. Une quatrième, je ne sais pas, mais 3 saisons c’est sûr ». On attend simplement une confirmation d’OCS pour savoir où la quête du soi de Candice va la mener.

5. Ils ont fait le tri dans les personnages et c’est réussi. La série ne tombe pas dans l’écueil de s’accrocher à ces personnages de la saison 1. Certains sont partis (la collègue de Candice par ex), d’autres sont développés (les banquiers, le prof de philo) et d’autres arrivent (Aurélien, le voisin du dessous). Ces arrivées sont plutôt réussies, les auteurs ont su s’accrocher aux personnages nécessaires pour faire évoluer l’intrigue et ça fonctionne. Q.I. c’est définitivement une série avec beaucoup de charme et d’humour, mais surtout une série d’auteur.

 

 

Partager