Séries Mania saison 4 : Gros plan sur The Deep End (Pologne)

Séries Mania saison 4 : Gros plan sur The Deep End (Pologne)

Implacable plongée dans l’univers des travailleurs sociaux en Pologne, la série réalisée par Magdalena Lazarkiewicz impressionne par sa sincérité et son envie d’aller au bout des choses. A déconseiller à tous ceux qui dépriment mais à recommander à ceux qui aiment les productions bien menées.

La distribution de The Deep End

La série, côté histoire

Assistants sociaux, Mika et ses collègues combattent la misère au quotidien. Quand les désillusions sont trop fortes, c’est au nouveau directeur du centre de leur redonner foi dans leur mission. Mais sont-ils seulement capables de s’aider eux-mêmes ?

La série, côté coulisses

Avec 13 épisodes de 50 minutes, la saison 1 réunit plusieurs scénaristes et auteurs autour de Magdalena Lazarkiewicz. La réalisatrice n’est autre que la soeur d’Agnieska Holland, réalisatrice de The Wire, Treme et Burning Bush.

Les cinq choses que l’on a retenues de la projection

1. C’est une vraie plongée dans l’univers des assistants sociaux polonais. Dès la première séquence post-générique, le ton est donné : dans The Deep End, le téléspectateur va se prendre la réalité du métier en pleine tête (comme un des personnages, du reste).

2. Il y a de très bons personnages, et ils sont servis par de solides acteurs. A l’image de Wiktor, le directeur du centre social que suit la série, tous oscillent entre les doutes et l’envie d’aller au-delà des difficultés. Ils sont très humains et c’est ce qui fait qu’on s’attache rapidement à eux.

Une photo de l’épisode 3, aussi fort que déprimant.

3. C’est quand même assez déprimant. Vous avez envie de vous changer les idées ? Vous aimez rire ? Alors oubliez cette série. Vite. Les histoires qui sont racontées dans les épisodes 1 et 3 sont assez dures (surtout l’épisode 3, très fort, très juste… mais aussi très réaliste). Si le premier n’est pas exempt de tous reproches (il y a, sur la fin, un twist un peu facile), force est cependant d’admettre que Lazarkiewicz et sa bande ne lâchent jamais l’affaire.

4. La réalisation est efficace, la photographie magnifique. Ceux qui connaissent le cinéma polonais vous le diront : les chefs opérateurs de ce pays parviennent souvent à faire des prouesses pour tout ce qui est mise en lumière des scènes. Clairement, The Deep End ne fait pas exception à la règle.

5. Un rapport qualité/prix assez bluffant. La saison avait un budget de 100 000€ par épisode. Avec cinq jours de tournage par épisode. Au vu du résultat, il est clair que l’équipe technique et la distribution ont tiré partie à mort des moyens qui leur étaient alloués.

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