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Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Burning Bush (République Tchèque)

Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Burning Bush (République Tchèque)

Somptueuse production estampillée HBO Europe, la mini-série réalisée par Agnieszka Holland revisite l’histoire de la Tchécolovaquie à la fin des années 60. Un voyage à travers l’histoire très prenant.

La série, côté histoire

Prague, 16 janvier 1969. En s’immolant par le feu, l’étudiant Jan Palach devient l’icône de la résistance à l’occupation soviétique. Alors que d’autres jeunes menacent de s’immoler à leur tour pour que le pays retrouve sa liberté, les forces de l’ordre essaient de retrouver la trace de ceux qui connaissaient Palach.

La série, côté coulisses

Produite par la division Europe d’HBO, cette série, composée de trois épisodes de 80 minutes, est réalisée par Agnieszka Holland (réalisatrice pour le cinéma mais aussi pour Treme, The Wire ou The Killing US à la télévision). La réalisatrice connaît très bien le sujet de Burning Bush : elle suivait des études de cinéma lorsque Palach a commis son geste désespéré.

Les cinq choses que l’on a retenues de la projection

1. L’histoire est dense mais prenante. Combinant tout à la fois le drame humain (la caméra suit la famille de Jan Palach après que ce dernier s’est immolé sur la place Venceslas), l’enquête de police et la chronique d’une époque politiquement très tendue, Burning Bush évoque avec brio un événement crucial de l’histoire tchécoslovaque. Pour le coup, le mélange événement historique /Chronique à hauteur d’homme marche vraiment bien.

2. La distribution est solide. Les acteurs sont tous tchèques (et donc, pas forcément connus du grand public) mais ils sont vraiment bons. On citera d’abord Ivan Trojan qui joue le flic Jires mais aussi et surtout l’actrice qui interprète la mère du jeune Jan. Elle interprète une femme qui traverse un drame déchirant avec une force et une vérité étonnantes.

3. Il y a quelques longueurs. La dernière partie du premier épisode est un peu longue. Dans le dernier quart, la scène des obsèques est particulièrement forte (et très bien filmée)… mais ce n’est pas elle qui clot ce premier segment. C’est un peu dommage, et ça laisse à penser qu’on a plus affaire à un film pour la télé de 4h30 qu’à une vraie mini-série.

4. La rigueur de la reconstitution est impressionnante. Après la projection, Agnieszka Holland a confié qu’elle avait accepté ce projet après avoir longtemps attendu que des réalisateurs tchèques se l’approprient. Le fait est que la réalisatrice polonaise porte pleinement le bébé, dont la puissance évocatrice rappelle – toutes proportions gardées – celle de films de Spielberg revisitant l’histoire.

5. On se demande quand et où est-ce qu’on verra cette mini-série chez nous, parce que ça mérite vraiment d’être découvert.

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