Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Deadline 14/10 (Belgique)

Séries Mania, saison 4 : Gros plan sur Deadline 14/10 (Belgique)

Thriller mêlant politique, médias et insécurité, la série flamande présentée jeudi au festival démontre que de les Scandinaves ne sont pas les seuls capables d’imaginer des projets très carrés. En Belgique aussi, on ne manque pas d’idées. Notamment quand il s’agit de mêler fiction et réalité.

La série, côté histoire

Une journaliste débutante s’empare de l’enquête sur la disparition de la jeune Lena, une adolescente d’Anvers issue d’une famille modeste. Mais à huit semaines des élections municipales du 14 octobre, l’affaire prend une tournure politique. Une course contre la montre s’engage…

La série, côté coulisses

La série, qui compte 8 épisodes de 50 minutes, est écrite par un quatuor d’auteurs : Rudy Morren, Dirk Nielandt, Nicholas Roelandts, Pieter-Jan Verachtert. Et sinon, dans le rôle principal, Charlotte Vandermeersch a un faux air de Molly Price (Third Watch). Comment ça, on s’en fiche ?

Cinq choses que l’on a retenues de la projection

1. Le projet s’appuie sur une construction rigoureuse. Un drame familial, qui devient une affaire médiatique et qui a très vite d’importants retentissements politique. La grande force de Deadline 14/10, c’est de développer très efficacement l’intrigue en ménageant chacune des dimensions du récit. On est clairement devant un thriller de gros calibre, façon The Killing.

2.L’impression qu’il arrive un peu tard. Eh oui : aussi intéressant soit-il, le cas de Lena Nijs arrive après l’enquête sur la disparition de Nanna Birk Larsen (Forbrydelsen/The Killing) et de son double américain Rosie Larsen. Problème : aussi solide soit-il, le récit de la série est un peu piégé par son didactisme. Les choses avancent vite, elles avancent bien mais ça ne suffit pas pour être surpris.

3. Une fiction qui joue avec le réel. Diffusée pendant huit semaines, Deadline 14/10 a été proposée juste avant des élections belges. Elections dont il est justement question dans la série, avec un candidat socialiste et un candidat nationaliste en lice… comme dans la réalité ! Une idée résolument audacieuse et qui a concouru à faire du projet un véritable phénomène Outre-Quievrain.

4. Un petit sentiment de frustration. Comme on n’a vu que deux épisodes, on ne peut pas complètement savoir ce que la série a dans le ventre. Et du coup, il est assez inconfortable de trancher au moment de dire si c’est bien ou pas.

5. L’inconvénient des démonstrations en cinq points, quand vous n’en avez que quatre, c’est qu’il faut savoir meubler subtilement. Vous voyez de quoi on parle ou pas ?

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