Séries Mania saison 4 : Gros plan sur le Marathon Comédies

Séries Mania saison 4 : Gros plan sur le Marathon Comédies

A Moody Christmas, série australienne de 6 épisodes écrite par Trent O’Donnell et Phil Lloyd

A Séries Mania, il y a deux rendez-vous à ne pas manquer : la nuit The Walking Dead et le marathon Comédies du dimanche après midi. Ce marathon n’a pas dérogé à la règle, il était immanquable. Il y avait 5 séries venus de 5 pays différents et qui ont fait rire la salle de cinq manières différentes. Des séries à découvrir ou à zapper, le Daily Mars était là pour faire le point.

Les séries, côté histoire

Moone Boy, c’est l’histoire de Martin Moone, un jeune garçon à l’imagination débordante dans l’Irlande des années 1980. Il est le seul garçon et surtout le plus jeune d’une famille de 4 enfants. Heureusement, il a Sean son ami imaginaire pour l’aider à traverser la vie et ses petits tracas.

Dans A Moody Christmas, on retrouve une trame narrative originale. Chaque épisode se déroule pendant un Noël de la famille Moody, de l’oncle bourré à la soeur obsédée par la maternité, en passant par la partie de cricket, tous les éléments d’un Noël furieusement drôle sont rassemblés.

Mother’s Day est centré autour du personnage de Ella, une mère famille un poil égocentrique et pas toujours pleine de considération pour son mari, ses enfants, son travail ou le reste. C’est une comédie qui ne joue nis ur les mots, ni sur les situations mais sur les bizarreries de son personnage principal.

A-t-on vraiment besoin de présenter Workingirls, la série à sketches sur des femmes dans le monde du travail de Canal+… Non ?! eh bien tant mieux.

Enfin Legit, que je n’ai pas besoin de présenter ici, vu que Nicolas Robert en a très bien parlé dans sa critique.

Moon Boy, la série écrite et jouée par Chris O’Dowd

Les séries, côté production

A Moody Christmas propose un système narratif unique, 6 épisodes, 6 fêtes Noël de la famille Moody, avec tous les changements qu’une famille peut connaitre sur tant d’années. Il n’y aura donc pas de saison 2 possible, mais un spin-off autour d’une autre famille à un autre moment de l’année.

Moone Boy a été écrit par Chris O’Dowd et Nick Vincent Murphy. Chris O’Dowd joue également l’ami imaginaire du petit garçon dans la série. L’histoire est d’ailleurs en partie autobiographique puisqu’elle se base sur les dessins faits par Chris O’Dowd durant son enfance à Boyle, la même ville que dans la série. La série a déjà été commandée pour une 3ème saison, avant même que la 2ème soit diffusée.

Mother’s Day est actuellement adapté dans de nombreux pays dont les Etats Unis. Elle fait partie des pilotes produits pour CBS, et Debra Messing jouerait le rôle d’Ella dans cette version américaine.

Pour cette nouvelle saison de Workingirls, les scénaristes confient avoir pris beaucoup de plaisir à se replonger dans cet univers. Ce qui a changé ? Peu de choses, mais les histoires ont pris en compte la personnalité des actrices et ont évolué avec elles.

Les cinq choses que l’on a retenues de la projection

1. A Moody Christmas est complètement addictive. On ne tombe pas seulement sous le charme de Dan, mais de chaque membre de la famille. Sous chaque trait grotesque et qui prête à sourire, se cache une faiblesse ou une blessure qui vous fait chavirer peu à peu. On regrette simplement qu’il n’y ait pas eu plus de 2 épisodes disponibles à Séries Mania.

2. Moone Boy nous fait retourner en enfance. Pris entre un imaginaire débordant et un réalisme touchant, la série nous guide dans l’univers d’une garçon de 11 ans. Fantasque et drôle quand on est dans son univers, la série nous éclaire sur une époque et ses défis à travers les autres membres de la famille. Un double jeu risqué, mais qui fonctionne grâce à l’écriture pleine de tendresse des scénaristes. Ils cherchent autant à toucher l’enfant qu’on a été, qu’à faire rire les adultes que nous sommes.

3. A Mother’s Day fait dans la désinvolture. Dès le premier épisode, le ton est donné : le mari d’Ella a un testicule trop gros et doit se faire opérer. Ella choisit d’expliquer ça, sans la moindre gêne à ses enfants, créant ainsi des quiproquos en série. Elle en a aussi marre d’attendre son mari pendant l’opération et va donc acheter des chaussures, et ne veut tellement pas perdre la face qu’elle fait preuve d’un manque de tact face à une femme qui vient de perdre son mari. On sourit de voir une femme sans gêne, qui échappe aux clichés habituels des femmes. On sourit mais pas plus.

4. Si vous avez aimé la saison 1 de Workingirls, la saison 2 devrait vous plaire. Mais si comme moi, vous avez un peu de mal avec les séries à sketch qui font dans l’excès (l’excès de fouet, l’excès de sein, l’excès de « vas y crache les 100 euros »…), il est probable que ce ne soit pas pour vous. Au passage, si vous pouvez m’expliquer l’intérêt de faire une série à sketches de 13 minutes, au lieu d’un épisode de 26 minutes avec une véritable histoire, je suis toute ouïe.

5. Un marathon comédie un dimanche, quelle idée brillante. Il y avait une ambiance dans cette salle ce dimanche après midi, qui m’a rappelé les sessions VHS de Friends qu’on se faisait avec mes soeurs. Blotties chacune dans nos couettes avec du thé et des bonbons, le monde aurait pu s’écrouler qu’on ne s’en serait pas rendu compte. On sentait un même esprit dans ce marathon comédies. Ce n’était plus un festival et il ne fallait plus courir après les projections. Là, blotti dans son confortable fauteuil et dans l’obscurité, le public a communié dans le rire et la poilade. On en a même oublié les 500 places dans la salle, le palmarès et la fin d’une semaine de folie. Faire oublier à un public qu’un festival se termine, décidément, ils sont très forts au festival Séries Mania.

Partager