#SeriesMania Sex & the Series

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Note de l'auteur

Du 13 au 23 avril se déroule la huitième saison de Séries Mania à Paris, et comme chaque année, le Daily Mars vous offre une couverture du festival. Au programme, critiques, bilans de conférences et autres surprises…

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Au terme de la projection de la série documentaire Sex & the Series, dans le brouhaha enthousiaste, on capte cette phrase : « cette œuvre, c’est elle, c’est Iris… » (citation approximative de Renan Cros, pour ne pas le nommer). On ne saurait mieux résumer le sentiment qui se dégage après trois épisodes consacrés à Virginia Johnson (Masters of Sex), Phoebe Waller-Bridge (Fleabag) et Marnie (Girls). En introduction, l’équipe de Séries Mania rappelait à la fois la longue et courte histoire d’amour qu’Iris Brey, l’auteure, entretient avec le festival. Trois ans à présenter son travail autour du corps féminin et de sa sexualité, un travail important, nécessaire qu’elle a développé en conférence ou dans un livre, édité chez Soap et portant le même nom que sa série documentaire.

« Ce documentaire, c’est elle, c’est Iris…» C’est peut-être pour cette raison que l’émotion l’envahit au moment de prendre la parole pour présenter Sex & the Series. Sa voix tremble, s’étouffe un peu dans des sanglots contenus quand il s’agit de remercier Séries Mania, producteurs et diffuseurs. On imagine une sorte de soulagement après un long travail, la fragilité de le présenter au public pour la première fois, ce léger sentiment d’abandon devant la perspective de laisser s’échapper son œuvre. Enfin, quand il s’agit de présenter la série documentaire, d’expliquer ses thèmes, sa ligne directrice, la voix d’Iris Brey retrouve son assurance. Elle est forte, limpide, assurée et montre la maîtrise indiscutable de son sujet. La projection peut commencer…

« Ce documentaire, c’est elle, c’est Iris…» parce qu’on y retrouve toutes les qualités de l’auteure à mélanger une connaissance extrêmement pointue dans un habillage pop, une approche pédagogique dans un ensemble ludique, la rigueur dans une approche transversale. La plus grande réussite du documentaire tient dans l’attaque d’un sujet sur de multiples fronts. Nous ne sommes jamais prisonnier d’un schéma puisque le thème du corps et de la sexualité des femmes ne sauraient se soumettre à une confrontation unilatérale. Chaque épisode est construit autour d’une thématique précise qu’un personnage incarnera : Virginia Johnson et la découverte du plaisir féminin, Fleabag et la libération de la parole et du geste, Marnie et la question du corps de l’actrice. Approche historique, théorique, indirect emballée dans une production qui joue de légèreté pour éviter l’austérité potentielle d’une parole savante, conduit à la réussite d’une série documentaire nécessaire.

« Ce documentaire, c’est elle, c’est Iris…». On aurait pu se contenter d’écrire cela, tant cette phrase résume toute les qualités que l’on pense du travail d’Iris Brey.

Sex & the Series sera diffusé sur OCS.

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