Shazam! : Supertocard

Shazam! : Supertocard

Note de l'auteur

Grâce à une formule magique, un ado se transforme en super-héros adulte. Pas drôle, interminable, bas de plafond, le plus nullard des films de super-zéros.

 

« That’s a Bingo ! », comme disait l’ami Christopher Waltz.

On pensait avoir touché le fond et un nouveau film te plonge encore plus loin dans de la crétinerie abyssale, vers l’infini du néant. Et au-delà.

Cette fois, c’est Shazam! Un truc de super-héros, qui louche vers la dérision-bouffon-méta de Deadpool ou l’aspect chilling-fun-baston d’Aquaman. Mais version complètement con et intégralement ratée, du début à la fin. Sur tous les plans. À toutes les répliques. Lors de chaque nanoseconde.

Résumons.

Shazam! est mal écrit.

Shazam! est mal réalisé.

Shazam! est mal joué.

Le pitch ?

Un ado a le pouvoir de se métamorphoser en super-héros adulte grâce à une formule magique. Il va casser du pas-gentil et sauver le monde. FIN.

Issu des cerveaux brumeux du service marketing de la Warner, Shazam! est un truc de comptables foireux, écrit sur des tableurs Excel. Il y a un super-héros très costaud, avec un beau costume flashy, version ringarde de Superman, de la magie comme dans Harry Potter, des grosses bébêtes dégoulinantes, des ados pleins d’hormones, de la baston, des images de synthèse… Bref, on dirait un épisode à rallonge de Power Rangers. Je résume : les SFX sont foireux, les répliques débiles (on sauve peut-être « Tu peux toucher à mon gourdin »), les scènes sont disjointes, le récit en dessous du niveau de la mer, les bastons aussi dynamiques qu’une flaque de saindoux, aussi excitantes que la coloscopie de Cyril Hanouna.

Boursoufflé, interminable, Shazam! s’apparente au supplice du pal et devient illico un sérieux prétendant au titre de pire film de la décennie, oui, oui.

Mon ami (si je peux me permettre cette familiarité), cher lecteur, ta vie est précieuse (oui, oui) et tu ne peux pas perdre 2h12 et 13 euros devant ce graal de la connerie, cet Everest du rien, ce film de superzéros qui va te passer les yeux au papier de verre et laminer ton cerveau avec une surconcentration en stupidité qui pourrait lui être fatal. Mon conseil, passe ton chemin…

Comme Autant en emporte le vent n’est pas une comédie sur un pétomane, Shazam! n’est pas un documentaire sur la célèbre appli musicale.

On peut le regretter…

 

Shazam!
Réalisé par David Sandberg
Avec Zachary Levi, Djimon Hounsou, Mark Strong.
Sortie en salles le 3 avril 2019

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