#Critique Silver (T.1) de Stephan Franck

#Critique Silver (T.1) de Stephan Franck

Note de l'auteur

La culture populaire a ceci de fantastique qu’elle peut tout se permettre et considère chaque œuvre non comme un objet sacré mais comme un terrain de jeu qu’on peut moduler à souhait. Nouvel exemple aujourd’hui avec Silver qui s’amuse avec quelques grandes figures du XIXème et du XXème siècle dans une aventure passionnante.

 

silver T1 1Ça raconte quoi ?

James Finnigan est un voleur talentueux qui n’hésite pas à user de son bagout, de son don pour la comédie et de la technologie mise à sa disposition pour commettre ses forfaits. Mais après l’échec d’un casse qui devait être le clou de sa carrière, le cambrioleur se voit dans l’obligation de trouver un nouveau coup. Qu’à cela ne tienne, il trouve dans le journal intime d’un certain Jonathan Harker de quoi commettre le cambriolage du siècle : le pillage de la fortune d’un prince de Transylvanie. Accompagné de son équipe à laquelle se joint une chasseuse de vampires descendante de Van Helsing, la fine troupe est prête pour le show.

 

C’est de qui ?

De Stephan Franck dont c’est le premier comics. Le Français ne sort toutefois pas de nulle part puisqu’il travaille dans l’animation depuis de nombreuses années et notamment sur les fantastiques Dragons et Le Géant de fer.

 

Bon à savoir pour briller en société

Stephan Franck a créé sa propre maison d’édition, Dark Planet, pour publier Silver.

 

silver T1 3C’est bien ?

Allez soyons fou, c’est même un très gros coup de cœur et on reste étonné que l’album soit si peu mis en avant. S’il s’agit du premier comics de Stephan Franck, celui-ci n’est pour autant pas un manche en matière de narration. L’expérience acquise durant son travail dans l’animation se retrouve dans un rythme parfaitement maîtrisé. Franck sait poser un cadre, délimiter son action et construire ses personnages à l’intérieur de celle-ci. On assiste donc à des péripéties de manière régulière sans que l’intrigue fasse une pause, bien au contraire.

 

Le personnage de James Finnigan se définie à travers celles-ci. L’exemple le plus probant restant la course-poursuite du premier épisode nous présentant le trio fondateur, introduisant un autre membre et plaçant fièrement le protagoniste principal comme un fier descendant du plus célèbre des gentlemen cambrioleurs. Car si l’histoire est une extension amusante de l’ouvrage Dracula, l’œuvre tutélaire qui parcourt Silver reste celle de Maurice Leblanc, à savoir Arsène Lupin. Par son intelligence, son art du déguisement et son amour des choses qui brillent, Finnigan fait honneur à l’un des plus grands personnages de notre culture.

 

Du reste, ce qui enthousiasme la lecture, c’est la capacité de Frank à mixer différentes inspirations et figures connues (Dracula, Lupin et Buffy) dans un univers palpitant. On soulignera la bonne idée de Glénat de proposer un album épais équivalent des deux albums US. Très bien dessiné, avec un grand soin dans la volonté de plonger le lecteur dans une ambiance propre au lieu (Paris, train, Transylvanie), Silver est vraiment la très agréable surprise de ces derniers mois. Une seule hâte maintenant, la découverte de la suite qui doit prochainement être publiée aux USA.

 

« Parfois, j’aime à me rappeler qui je suis. James Finnigan. Vaurien, faussaire, escroc, voleur. Le genre de gars qu’on effraie pas facilement. Hé bien là… ouais. Disons que je suis effrayé. »

 

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Silver – Tome 1 : Le Trésor des vampires (Glénat Comics, Glénat, Dark Planet) comprend les numéros US de Silver #1 à #6

Écrit et dessiné par Stephan Franck

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